• Bienvenue

    A l'origine de Scriptoblog, il y a une conviction : pour nous, la littérature doit parler de la vie et pas de la morale, sauf quand la morale sert la vie. Nous refusons les visions désincarnées, les idéaux ne nous parlent que s'ils parlent du réel. Toutes les rêveries du monde ne remplaceront pas une paire de bottes par temps de neige ou un gilet pare-balles en temps de guerre.

  • Michel Drac

    « Nous approchons d’un moment critique dans l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis longtemps, il devient envisageable qu’en France, un gouvernement de rupture arrive aux affaires, dans quelques années. Dans ces conditions, nous devons changer de point de vue. Critiquer n’est plus suffisant : il faudra être capable de proposer quelque chose… »
  • Carroll Quigley

    Grâce aux travaux de cet universitaire américain, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière…
  • James Kunstler

    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l’attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise…
  • Jack Donovan

    Depuis un certain temps, la société occidentale a déclaré la guerre à la virilité : théorie du genre, féminisme, mondialisme, déracinement. Jack Donovan relève le défi. Il balaie l’échiquier d’un poing rageur. Son projet : détruire cette civilisation pour libérer les hommes afin qu’ils retrouvent leur vraie nature..
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Recensions

Europe Maxima : La révolution ontologique de Francis Cousin

En janvier 2012, à quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle, des folliculaires d’une célèbre feuille de choux vespérale, spécialisés dans la dénonciation de tous ceux qui pensent mal, s’alertaient des accointances coupables entre Francis Cousin et Marine Le Pen. Celle-ci citait en effet dans Pour que vive la France des extraits de La société de l’indistinction, un essai en partie rédigé par Francis Cousin.


Diplômé en philosophie et philo-analyste de métier, Francis Cousin participe à un groupe informel de rédaction nommé « Gustave Lefrançais » qui a intégré un inter-collectif officieux, « L’Internationale ». D’émanation clairement situationniste et d’ultra-gauche, ces équipes n’ont pas hésité à collaborer à Europe Maxima sans en partager le dessein. Contrairement à maints de leurs « camarades » sectaires et arrogants, ces militants ont montré à diverses reprises leur esprit d’ouverture, leur goût pour la discussion franche, directe et courtoise et leur désir de confronter des idées sans s’invectiver. En leur sein, Francis Cousin en est l’éminent maïeuticien.

À propos de « L’Être contre l’Avoir » de Francis Cousin

Un critique de Alain Santacreu (son site)
Ecouter en mp3.

Virer Debord et Marx par-dessus bord


L’incipit du livre de Francis Cousin1 est très révélateur. Dès la première phrase, l’auteur commence par dénoncer “la disparition quasi complète de l’esprit critique” pour, tout de suite après, manifester sa propre vision illusionnée de l’Histoire, en se référant à “la rage barricadière des dix millions de grévistes qui en 1968 commençaient à comprendre que gouvernement, syndicats, partis et gauchistes forment bien l’indissoluble union sacrée du pouvoir des rayonnements de l’argent.” (11)2.

Cette allégeance idéologique à la littérature situationniste, qui a construit de toute pièce le spectacle illusoire d’une révolution introuvable, sera le principal reproche que je ferai d’emblée à l’auteur car, cette fascination pour le style debordien n’est pas autre chose qu’une forme d’aliénation littéraire.

Dans les années postsoixantuitardes, Guy Debord conçut un jeu de la guerre à partir de la théorie de Clausewitz et du modèle de la guerre classique au dix-huitième siècle. Cependant, dans les nouvelles formes postmodernes de la guerre, il pourrait se révéler bien plus efficace d’avoir lu Évagre que Clausewitz.

Le conflit israélo-palestinien expliqué sans langue de bois

Critique du livre par Philippe-Justin Schneider du blog d'analyses géopolitiques, stratégiques & sociologiques : Mecanoblog


Un nouvel ouvrage sur le conflit israélo-palestinien, « Le Conflit Israélo-Palestinien, des origines cananéennes de la Palestine à sa demande d’adhésion à l’ONU », vient de sortir aux éditions « Le Retour aux Sources ». Son auteur, Jean-François Goulon, traducteur émérite et engagé, livre une version très différente, très riche et très bien documentée de la version « officielle » généralement présentée dans les médias.

L’originalité de ce livre est de livrer de nombreux extraits d’auteurs rarement ou jamais traduits en français, qui ne mâchent pas leurs mots pour s’exprimer sur ce conflit meurtrier. Parmi ces auteurs, Benny Morris, Illene Beatty, Martin Buber, Noam Chomsky, Norman Finkelstein, Sami Hadawi, Ilan Pappé, Don Peretz, Edward Saïd ou Tony Judt.

"Universalisme et Oligarchie" - "Le vice obscur de l'occident & La démocratie et ses sujets", critique dans le dernier numéro de la revue "Eléments".

« L’auteur semble mettre tous ses espoirs dans le biorégionalisme, le communautarisme et le « radicalisme écologique », ce qui est plutôt sympathique. »



Découvrez la revue éléments - Le magazine des idées, pour la civilisation européenne.

Critique de « L'effondrement des sociétés complexes», de Joseph A. Tainter | sur Polémia.

« Les sociétés industrielles sont soumises aux mêmes principes qui ont provoqué l'effondrement d'anciennes sociétés ».

Les éditions « Le Retour aux sources » viennent de publier un ouvrage que l'anthropologue et historien américain Joseph A. Tainter avait écrit en 1988. Ce livre est consacré au sujet récurrent du déclin, de la décadence et de l'effondrement des sociétés et des civilisations ; son intérêt réside dans la thèse novatrice et séduisante que Joseph Tainter expose clairement et qui enrichit considérablement la réflexion sur un sujet difficile et fascinant (B.G.).


La décadence : une interrogation éternelle

Depuis l'Antiquité, le déclin, la décadence et l'effondrement des sociétés ont frappé les esprits curieux et inspiré des théories explicatives extrêmement variées. Le nombre et la variété des sociétés ayant connu de tels processus sont extrêmement grands. L'effondrement de l'Empire romain est l'exemple le plus fréquemment cité et celui qui a fait l'objet du plus grand nombre d'études, mais l'Empire Zhou a connu le même destin au troisième siècle avant notre ère, tout comme la civilisation Harappéenne de la vallée de l'Indus qui a disparu vers 1750 avant notre ère après 700 ans d'existence, la civilisation mésopotamienne (-1800/-600), l'ancien Empire d'Egypte(-3100/-2200), l'Empire Hittite (-1800/-1100), la Civilisation Minoenne (-2000/-1200), la civilisation Mycénienne (-1650/-1050), la civilisation des Olmèques (-1150/-200) ou celle des Mayas... Des sociétés et des civilisations de toutes tailles et situées dans toutes les régions de notre planète ont disparu plus ou moins rapidement.

Oliganarchy - "une lutte pour le localisme et contre le mondialisme"

« Oliganarchy », de Lucien Cerise, éditions Le Retour aux sources, 2013.
Dans la lignée de « Gouverner par le chaos » (publié en 2010 aux éditions Max Milo – cf. l'entretien avec l'auteur dans « Rébellion » n°58, pages 20-28), Lucien Cerise nous livre ici un roman de premier ordre.


Les faits se déroulant en 2004, le président américain est George W. Bush (Jack dans le livre), son « spin doctor » Karl Rove (William Bergman dans le roman). La notion de « spin doctor » peut paraître un peu floue en France. Nous traduirions le terme par « conseiller en relations publiques », mais dans les faits la personne concernée tient plus du « maître à penser », voire du « gourou ». Celui de Nicolas Sarközy était Patrick Buisson, celui de François Hollande est Aquilino Morelle. Aux États-Unis, ce personnage occupe une place prépondérante dans le fonctionnement quotidien de la Maison-Blanche.

Le roman nous détaille par le menu tous les rouages du « Nouvel Ordre Mondial » : attentats organisés dans le cadre de la stratégie de la gouvernance par le chaos, saturation d'images télévisuelles dans l'optique d'occuper le « temps de cerveau disponible » et de brouiller toute velléité de réflexion politique et de révolte, mise en place de « conflits de civilisation », opérations psychologiques diverses, Union Européenne comme simple outil facilitateur du rouleau-compresseur mondialiste, etc.