• Bienvenue

    A l'origine de Scriptoblog, il y a une conviction : pour nous, la littérature doit parler de la vie et pas de la morale, sauf quand la morale sert la vie. Nous refusons les visions désincarnées, les idéaux ne nous parlent que s'ils parlent du réel. Toutes les rêveries du monde ne remplaceront pas une paire de bottes par temps de neige ou un gilet pare-balles en temps de guerre.

  • Michel Drac

    « Nous approchons d’un moment critique dans l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis longtemps, il devient envisageable qu’en France, un gouvernement de rupture arrive aux affaires, dans quelques années. Dans ces conditions, nous devons changer de point de vue. Critiquer n’est plus suffisant : il faudra être capable de proposer quelque chose… »
  • Carroll Quigley

    Grâce aux travaux de cet universitaire américain, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière…
  • James Kunstler

    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l’attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise…
  • Jack Donovan

    Depuis un certain temps, la société occidentale a déclaré la guerre à la virilité : théorie du genre, féminisme, mondialisme, déracinement. Jack Donovan relève le défi. Il balaie l’échiquier d’un poing rageur. Son projet : détruire cette civilisation pour libérer les hommes afin qu’ils retrouvent leur vraie nature..
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Recensions

Revue : Femmes au bord de la crise - par Vic Survivaliste

"Enfin ! J'ai reçu Femmes au bord de la crise de Piero San Giorgio et paru aux éditions Le Retour aux Sources..."


Vous vous souviendrez que je me suis dépêché d'écrire un article sur les femmes dans le survivalisme. J'ai publié en urgence puisque je savais que Femmes au bord de la crise allait arriver chez moi dans les jours à venir et je ne voulais pas écrire sur un tel sujet "sous l'influence" des idées d'autrui.

Donc j'ai vidé rapidement mon sujet afin d'être prêt à lire ce livre de l'ami Piero. Car je dois le préciser, je suis en excellents termes avec lui et nous échangeons périodiquement sur plusieurs sujets, donc je n'ai pas la distance que devrait avoir un critique littéraire. Mais je ne suis pas un critique littéraire, je suis (notamment) un analyste et un stratège en survivalisme et c'est à ce titre que je vais commenter son dernier livre.

Recension de « L’effondrement des sociétés complexes » dans « Biosphere »

D’un côté on a peur que les plans d’austérité ne compromettent la croissance, de l’autre on nous voudrait « rationnés, mais heureux ». D’un côté il y a la pensée dominante selon laquelle bonheur et emploi dépendent de la croissance économique, de l’autre l’idée nouvelle que, confrontés au pic pétrolier et au réchauffement climatique, si nous ne pratiquons pas le rationnement choisi, ce sera un rationnement violent qui s’imposera. Qui croire ?


Il faut d’abord constater que la rigueur budgétaire qui s’impose à la Grèce, la France ou l’Espagne pour résorber les déficits est une nécessité absolue. Que ce soit un ménage ou un pays, il est impossible de vivre indéfiniment à crédit. Il faut ajouter que la planète nous a fait une avance non remboursable en mettant gratuitement à notre disposition des ressources naturelles non renouvelables. Cette période faste est en train de se clore par épuisement du crédit et des ressources minières. Ces deux éléments réunis nous montrent que la société de croissance est derrière nous, il faut inventer autre chose. L’analyse de Joseph Tainter (dont le livre L'effondrement des sociétés complexes est traduit en français aux éditions Le Retour aux Sources) pousse au pessimiste. L’avenir est sombre pas simplement pour des raison financières ou écologique, mais parce qu’une société trop complexe s’effondre sous son propre poids et que les dirigeants refusent le passage en douceur : « Les élites qui profitent de la complexité refusent tout changement qui réduirait leur prélèvement sur la richesse produite. C’est le blocage ! » (cité par Yves Mamou qui cite Clay Shirky).

« L’effondrement des sociétés complexes » par le journal « La Décroissance »

Le numéro d’Octobre 2013 du journal La Décroissance consacre un article passionnant au livre de Joseph Tainter, L’effondrement des sociétés complexes, publié en 1988 en anglais et qui paraît ce mois-ci dans sa traduction française.


Pierre Thiesset résume ainsi cet ouvrage : « L’auteur, historien et anthropologue, y analyse la chute de sociétés passées et plus particulièrement de l’Empire romain, des Mayas et de la civilisation du Chaco. Il montre que les sociétés s’effondrent quand, surdéveloppées, elles ne peuvent maintenir leur niveau de complexité (la division du travail, le pouvoir central, les infrastructures techniques, les échanges, le nombre d’habitants, etc…). L’explication réside pour lui dans la loi des rendements décroissants : passé un seuil, les investissements nécessaires à la quête de puissance procurent moins de bénéfices. La simple stabilisation d’une organisation sociale complexe demande un flot permanent d’énergie qui vient à se tarir.» 

Dans l’entretien accordé à La Décroissance, Joseph Tainter précise sa pensée : « Nous pouvons voir dans les crises financières en Europe et aux Etats-Unis que nous avons atteint les rendements décroissants, car notre capacité à résoudre les problèmes financiers passe par l’endettement croissant des Etats. Alors que le pétrole devient de plus en plus cher, et qu’il est plus dur à trouver et d’acquérir de nouvelles sources, nous avons plus de difficultés à payer davantage de complexité.

« La société de l’indécence : Publicité et genèse de la société de consommation » de Stuart Ewen (réédition 2014) - Extraits

La société de l'indécence - Stuart Ewen (réédition 2014)


Jeunisme

"En 1930 [aux Etats-Unis], la vie active commençait plus tard qu'au début du siècle, mais c'est parmi les jeunes gens que l'industrie cherchait l'idéal du "travailleur efficace". L'âge, qui était autrefois le signe d'un savoir capitalisé était devenu un handicap ; la retraite forcée signifiait bien la transformation du travail artisanal qualifié en surveillance de machine. Dans le premier quart de ce siècle, on avait vu à la fois augmenter le nombre relatif des personnes de plus de 65 ans et diminuer, dans la même tranche d'âge, la proportion de celle qui touchait un salaire. C'était là une sérieuse faille dans le soi-disant progrès prodigué par la technologie américaine, puisque cela supposait de sélectionner les travailleurs de telle sorte que les vieux, poussés hors de l'usine et incapable de gagner leur vie, représentaient finalement un fraction de plus en plus grande du peuple américain.

Le survivalisme pour les femmes

Note préliminaire :
« J'ai commencé à écrire cet article il y a plusieurs semaines et avant d'avoir lu Femmes au bord de la crise, de Piero San Giorgio. Voilà bien longtemps que je voulais écrire sur le sujet et la sortie de ce livre m'a incité à finalement me commettre.
Il se peut que je touche des sujets mentionnés dans ce livre, ou l'inverse, que je tienne des propos similaires à ceux qu'on y trouve, ou l'inverse, que j'aie des positions similaires ou opposées.
Connaissant Piero comme auteur et comme ami, je sais qu'il ne fait jamais de travail bâclé et qu'au contraire ses écrits sont toujours extrêmement bien fouillés et documentés.
Ayez seulement en tête que vous lisez ici un article et par conséquent, ce n'est pas le medium approprié pour faire de longs développements.
Après avoir rédigé cet article je lirai "Femmes au bord de la crise" et je ferai dans les semaines à venir une revue de ce livre. » Vic Survivaliste.


Le survivalisme tel que généralement représenté exerce une très faible attraction sur les femmes. À moins de chercher des informations sur le survivalisme, le homesteading (la vie de Base Autonome Durable ou BAD), la préparation, les informations qui touchent spécifiquement les femmes (la "littérature féminine") n'en parlent pratiquement pas, d'où les faibles possibilités qu'ont les femmes d'entrer en contact avec le survivalisme contemporain. Tout ce qui reste c'est l'idée que les médias mainstream en font: des trucs de red necks du Mid West états-uniens, avec des bunkers et des armes qui débordent des entrepôts.

« Ce que nous enseigne l'histoire de l'effondrement des sociétés complexes » : Laurent Ozon sur Radio Courtoisie

« L'effondrement des sociétés complexes » de Joseph A. Tainter.
Laurent Ozon & Quentin Arrault (respectivement président et membre de l'association Maison Commune) sur :
« Ce que nous enseigne l'histoire de l'effondrement des sociétés complexes »
dans Le Libre Journal des Lycéens de Pascal Lassalle du samedi 5 avril 2014 sur Radio Courtoisie.


L’effondrement des sociétés complexes hier et aujourd’hui...
L’effondrement des sociétés complexes comme la nôtre est-il inéluctable ? Quelles sont les causes qui ont présidé à la disparition des civilisations qui nous ont précédé ? Quels points communs entre ces exemples historiques d’effondrement et les problèmes de notre époque ? C’est à ces questions que les invités de l’émission de Radio courtoisie de samedi dernier se sont efforcés de répondre...

PART 1 . R. Courtoisie: l'effondrement des...par hussardelamort