• Bienvenue

    A l'origine de Scriptoblog, il y a une conviction : pour nous, la littérature doit parler de la vie et pas de la morale, sauf quand la morale sert la vie. Nous refusons les visions désincarnées, les idéaux ne nous parlent que s'ils parlent du réel. Toutes les rêveries du monde ne remplaceront pas une paire de bottes par temps de neige ou un gilet pare-balles en temps de guerre.

  • Michel Drac

    « Nous approchons d’un moment critique dans l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis longtemps, il devient envisageable qu’en France, un gouvernement de rupture arrive aux affaires, dans quelques années. Dans ces conditions, nous devons changer de point de vue. Critiquer n’est plus suffisant : il faudra être capable de proposer quelque chose… »
  • Carroll Quigley

    Grâce aux travaux de cet universitaire américain, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière…
  • James Kunstler

    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l’attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise…
  • Jack Donovan

    Depuis un certain temps, la société occidentale a déclaré la guerre à la virilité : théorie du genre, féminisme, mondialisme, déracinement. Jack Donovan relève le défi. Il balaie l’échiquier d’un poing rageur. Son projet : détruire cette civilisation pour libérer les hommes afin qu’ils retrouvent leur vraie nature..
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Notes sur oeuvres

2030, la fin de la mondialisation ? (H. Coutau-Bégarie)

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Derrière un titre un peu racoleur, « 2030, la fin de la mondialisation » est en réalité un ouvrage technique, rédigé dans le cadre de l’Institut de Stratégie Comparée, répondant lui-même à une commande de la Délégation aux Affaires Stratégiques du Ministère de la Défense. L’étude repose sur un postulat : étant donné qu’il est impossible de prévoir les ruptures radicales technologiques, on admettra par hypothèse qu’il n’y en aura pas. Il s’agit, dans ce cadre prédéfini, de voir où en sera la question de la sécurité mondiale, en 2030, dans l’hypothèse où aucune innovation technologique soudaine et, à ce stade, imprévisible, ne viendrait bouleverser la donne.

Cela étant posé, pour Hervé Coutau-Bégarie (HCB), il faut penser la question de la sécurité mondiale en 2030 en référence à une tendance lourde et, selon lui, irréversible : l’avènement de la post-mondialisation, c'est-à-dire l’ordre qui naîtra sur les ruines de la mondialisation néolibérale de la fin du XX° siècle. Il faut donc comprendre ceci : HCB, un expert reconnu, tient l’effondrement du système mondial contemporain non pour probable, mais pour certain, déjà avéré en fait – nous vivons pour lui dans le délai de latence entre cet effondrement et le moment où les débris de l’immense construction commenceront à se pulvériser en percutant le sol. Soit dit en passant, qu’un expert quasi-institutionnel formule cette théorie en dit long sur le véritable cadre de réflexion de nos classes dirigeantes (les vraies, pas celles qui passent à la télé).

Quatre facteurs majeurs doivent être intégrés, pour HCB, si l’on veut modéliser aussi correctement que possible l’impact de cette dislocation géopolitique globale (pour reprendre l’expression du laboratoire GEAB)...

De la décence ordinaire (B. Bégout)

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« Cherchant l'humiliation, il découvre l'humilité. La découverte fondamentale d'Orwell est que la décence ordinaire est le revers de l'apparente indécence publique. »

Enoncer que nous vivons dans une société à la 1984 est devenu désormais aussi trivial que de dire que les politiques sont tous pourris ou de faire un défilé République-Bastille-Nation. Orwell fait partie du kit rebellocrate, loin de ce à quoi il aspirait : un appel à la révolution des hommes ordinaires. Sans vouloir faire parler les morts, nous pouvons toutefois supposer qu’il cracherait à la gueule de tous les récupérateurs, d’autant plus qu’il tenait la commisération victimaire pour le trait le plus indécent de la politique contemporaine. Récupérateurs qui d’ailleurs seraient plus timorés, s’ils s’intéressaient à la pensée politique de l’ami George.

Malheureusement les ouvrages à ce sujet restent trop rares. Certes, nous avons Michéa, un digne héritier. Mais sinon ? Eh bien, surprise, nous avons ce petit essai de Bruce Bégout, philosophe phénoménologue, maître de conférences à Bordeaux, pour qui le socialisme doit combattre à la fois le collectivisme oligarchique et le système marchand. Un petit livre de bonne qualité, avec tout ce qu’il faut savoir sur le concept central de la pensée politique d’Orwell : la common decency, traduite ici par « décence ordinaire ». Résumé.

La carte et le territoire (M. Houellebecq)

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Une fois n’est pas coutume, une note de lecture sur un roman : « La carte et le territoire », de M. Houellebecq.

Pourquoi une note de lecture sur ce roman ? Parce que Houellebecq est un des romanciers les plus lus du moment, bien sûr. Mais aussi parce que c’est un bon roman, en ce sens qu’il reflète parfaitement le phénomène que l’auteur entend décrire.

La décadence française, donc, et comment on la traverse.

Rwanda, le génocide, l'Eglise et la démocratie (B. Lugan)

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« Rwanda, le génocide, l’Eglise et la démocratie » est un livre de Bernard Lugan. Enjeu : expliquer les véritables causes du génocide rwandais. Montrer, en particulier, que les manipulations des uns et des autres, dans les mois qui précédèrent le désastre, ne sont pas la cause profonde de l’affaire, mais tout au plus des facteurs aggravants.

Nous nous concentrerons ici sur l’histoire longue du Rwanda, la partie la plus instructive du travail de Lugan. La chronique qu’il fait des évènements proprement dits est fort instructive, mais elle n’apporte rien de fondamentalement nouveau.

Note de lecture, donc, pour comprendre un génocide hélas on ne peut plus prévisible...

La destruction de la raison (G. Lukacs)

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En 1954, Lukacs publie « La destruction de la raison, l’irrationalisme de Schelling à Hitler  ». Le texte est articulé autour d’un chapitre crucial : la critique de Nietzsche. Ce qui rend ce texte intéressant aujourd’hui, c’est qu’il permet de mettre en perspective le nietzschéisme professé, dans la foulée de Foucault, par une partie des « intellectuels de gauche » contemporains (on pense ici à Onfray, et à sa critique de Freud).

Donc, objectif de Lukacs : démontrer que la thèse d’une falsification de l’œuvre de Nietzsche par sa sœur est erronée, et que, pour dire les choses simplement, la pensée de Nietzsche est effectivement une des sources du nazisme. Et enjeu pour nous : renvoyer la « gauche libertaire » (d’un Onfray aujourd’hui, par exemple) à sa véritable place, c'est-à-dire à l’extrême droite.

Après avoir résumé la critique du freudisme par un adepte de Nietzsche, étudions la critique de Nietzsche par les marxistes. Prendre une idole pour en briser une autre. C’est le but de toute critique.

Les Croix de Feu et le P.S.F (P. Rudaux)

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« J’exhorterai ce patriotisme à demeurer maître de lui-même afin qu’il redevienne définitivement maître du pays. La réconciliation sera l’œuvre non d’un homme ou d’un parti, mais du peuple entier. » (Colonel de La Rocque)

S’il fallait donner un exemple appuyant la thèse que l’histoire est écrite par les vainqueurs, l’épopée des Croix-de-Feu et du Parti Social Français, dirigés par le charismatique Colonel François de La Rocque, apparaîtrait tout indiquée. Ce fut le plus grand parti de masse de notre histoire nationale, aujourd’hui relégué aux oubliettes par une histoire communiste et libérale-libertaire. Redécouverte de l’incarnation la plus aboutie du nationalisme chrétien.

Le climat détestable créé par une politique politicienne totalement corrompue, dans l’après-Première Guerre Mondiale, gangrène le pays. Les Ligues factieuses, en réaction, prolifèrent. Maurice d’Hartoy, ancien militaire, fonde l’Association des combattants de l’avant et des blessés de guerre cités pour action d’éclat, les « Croix de Feu », en 1927 ; à ceux-ci s’adjoignent en 1929 les Briscards, anciens combattants non décorés. La même année, le colonel François de La Rocque prend la présidence de la ligue. Son parcours pendant la guerre est exemplaire : retrouvé à demi-mort de soif dans le désert, il fut décoré de la croix de guerre et de la rosette de la Légion d’honneur, onze fois cité, criblé de balles par les Allemands – il reçut l’extrême-onction par deux fois mais survécut – et revenu mutilé à 55%.