• Bienvenue

    A l'origine de Scriptoblog, il y a une conviction : pour nous, la littérature doit parler de la vie et pas de la morale, sauf quand la morale sert la vie. Nous refusons les visions désincarnées, les idéaux ne nous parlent que s'ils parlent du réel. Toutes les rêveries du monde ne remplaceront pas une paire de bottes par temps de neige ou un gilet pare-balles en temps de guerre.

  • Michel Drac

    « Nous approchons d’un moment critique dans l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis longtemps, il devient envisageable qu’en France, un gouvernement de rupture arrive aux affaires, dans quelques années. Dans ces conditions, nous devons changer de point de vue. Critiquer n’est plus suffisant : il faudra être capable de proposer quelque chose… »
  • Carroll Quigley

    Grâce aux travaux de cet universitaire américain, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière…
  • James Kunstler

    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l’attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise…
  • Jack Donovan

    Depuis un certain temps, la société occidentale a déclaré la guerre à la virilité : théorie du genre, féminisme, mondialisme, déracinement. Jack Donovan relève le défi. Il balaie l’échiquier d’un poing rageur. Son projet : détruire cette civilisation pour libérer les hommes afin qu’ils retrouvent leur vraie nature..
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Notes sur oeuvres

La subversion (Roger Mucchielli)

programminguu9« Le façonnement artificiel d'une population inhibée et détachée de la politique, grâce aux techniques psychologiques de la subversion ouvre en fait la porte à n'importe quel coup d’État. »

Attention ! Livre sur le rock et le NPA. Ha ha je plaisante... Quoique. Si le concept de subversion est aujourd'hui galvaudé et tient davantage de la fausse contestation pour narcissiques de tous poils, cela n'a pas toujours été le cas. Dans les années 1970, au cours desquelles ce livre a été écrit, son sens restait entier. Décodage du comment-ça-marche. Histoire de comprendre comment notre système un tant soi peu stable bien qu'imparfait a été pourri de l'intérieur pour dégénérer en Sodome et Gomorrhe.

Selon Mucchielli (Roger, pas Laurent), l'idée de paix est illusoire. Elle masque une nouvelle forme de conflit : la guerre psychologique. Autrefois auxiliaire de la force, la subversion est désormais devenue l'arme principal du combat politique. Qu'est-ce que la subversion ?

Raconter, démontrer, ... survivre (Marilia Amorim)

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« Affirmées dans un nouveau discours de justification des pratiques, les valeurs Mètis seraient ainsi en train d'ébaucher le nouveau métarécit du nouveau totalitarisme.»

Histoire et anthropologie nous ont appris conjointement que toute culture possède ses formes de savoirs et de discours. Indépendamment de leurs variations géographiques et temporelles, ces formes visent à doter leur univers de sens. La nature a horreur du vide. Dans cet excellent essai, Marilia Amorim s'attache, selon ses propres mots, à construire une psychologie politique des savoirs. Elle organise les diverses structures cognitives humaines en fonction du schéma explicatif prévalant à un moment donné. En somme, il s'agit de savoir de quelle métaphysique un système est le nom. Comme l'expose le titre de l'ouvrage, trois formes de discours sont isolables.

Idiocracy (Mike Judge)

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Attention ! Comédie politiquement incorrecte et ô combien jouissive. Fou rire garanti comme on dit. Idiocracy (titre original : « Planet Stupid ») représente une heure et demie de second degré, particulièrement riche visuellement et qui donne à réfléchir sur l'égalitarisme niveleur qui gangrène la démocrassouille, la culture de masse et la flatterie des instincts les plus basiques chez l'homme.

Joe Bauers est l'exemple-type de l'homme moyen. 80 de Q.I., moyen dans tous les domaines, il reste assis toute la journée sur une chaise à regarder la télé dans une bibliothèque militaire. Requis pour être cobaye dans une expérience de cryogénisation, en compagnie de la prostituée Rita, il est congelé pour une durée d'un an. Mais à la suite d'un scandale, l'affaire est enterrée, et Joe et Rita oubliés dans leurs capsules. Pendant cinq siècles, l'abrutissement généralisé initié par la culture de masse (le sloanisme) et le déséquilibre démographique entre les crétins et les intelligents entraîne l'humanité vers les bas-fonds de la bêtise la plus crasse.


La Nature et la Pensée (Gregory Bateson)

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« Il n'est pas dépourvu d'importance que nous soyons presque toujours inconscients de la tendance de nos changements d'état. Une fable quasi-scientifique raconte que, si vous arrivez à faire asseoir tranquillement une grenouille dans une casserole contenant de l'eau froide et que vous augmentez la température très lentement et progressivement, de manière qu'aucun moment ne soit marqué comme celui où elle devrait bondir dehors, eh bien, elle ne sautera jamais. Elle cuira. L'espèce humaine, qui change son propre environnement en augmentant progressivement la pollution et se dégrade l'esprit en détériorant lentement la religion, l'éducation, se trouve-t-elle assise dans une telle casserole ? »

Avec Watzlawick, Gregory Bateson représente probablement la figure la plus connue du département de psychologie sociale de Palo Alto. La nature et la pensée – esprit et nature : une unité nécessaire représente l'aboutissement de toutes ses recherches et réflexions. Sa question centrale est : quelle est la structure (pattern) qui relie toutes les créatures vivantes ? Ce serait une métastructure : « C'est une structure de structures. C'est cette métastructure qui définit la vaste généralisation qui permet en fait de parler de structures qui relient. » Esprit (mind), créations et comportements humains sont de simples extensions contenues dans la potentialité animale et la variabilité de son spectre psychologique. Mais en réduisant l'échelle au microscopique et aux plus élémentaires relations synaptiques, il apparaît que cette métastructure est profondément dynamique. Oubliées donc les métaphores mécanistes de la société, le Grand Horloger et Cie, Bateson propose une analogie biologique (ou organique), de la nature à la pensée.

Le complexe d'Orphée (Jean-Claude Michéa)

« « Déracinés de tous les pays, unissez-vous sous l'égide du marché mondial ! » ; tel pourrait donc être, en somme, le nouveau mot d'ordre de la gauche libérale. »

Le lecteur du nouvel essai de Michéa ne sera guère surpris. Le thème central en est à peu près toujours le même : démontage en règle du libéralisme, critique de la Gauche d'un point de vue authentiquement socialiste (donc réactionnaire), défense des gens ordinaires. Aucune surprise donc, mais seulement a priori, car en repartant d'Orwell anarchiste tory en 1995 jusqu'à son dernier bouquin intitulé La doublé pensée en 2008, on comprend tout de suite l'intérêt de ce nouvel opuscule. Il ne s'agit ni plus ni moins que d'un degré supplémentaire – et à mon avis son plus complet – dans la somme qu'il constitue depuis plus de quinze ans. Sociologie, histoire, philosophie, anthropologie, toutes les disciplines sont ici convoquées dans un substantiel bouillon de culture. Au regard des sociétés humaines, du quotidien des gens ordinaires et de la socialité propre à chaque civilisation, une certitude apparaît : le mythe progressiste et libéral (pléonasme) est une aberration. Chacun en rirait s'il ne provoquait toutefois tant de souffrances et ne menaçait pas de toujours plus tout emporter sur son passage. Michéa s'inscrit en faux de cette théologie. Comme Maurras en son temps – mais sans être réactionnaire contre-révolutionnaire – il invite néanmoins à revenir sur nos pas pour corriger urgemment les ravages des malades du complexe d'Orphée : ceux qui par peur de perdre Eurydice se doivent de ne jamais regarder en arrière, vers un passé sombre, nauséabond et intrinsèquement fasciste, cela va de soi. Seront ici privilégiés les éléments nouveaux de la réflexion de Michéa, bien que sa manière de démontrer l'alliance objective entre « sociologues de gauche et économistes de droite » soit toujours aussi brillante, tout comme la corrélation entre l'extrême-gauche libérale et le MEDEF (Schweitzer, ancien directeur de la HALDE, est président du MEDEF international et membre éminent du Siècle, apprend-on ; quant à Cordier et Hessel l'indigné citoyen sans-frontières, ils ont fourni avec leur club Jean Moulin plusieurs cadres à la Trilatérale) et la mise au pilori de la bêtise et de l'incompétence du « néo-journalisme ».

La face cachée des banques (E. Laurent)

Dollar Hitler

Arrogance, avidité, incompétence, impunité : les milieux dirigeants du monde bancaire selon Eric Laurent. Et puisqu’en 2008, les classes politiques ont fait en sorte que le prix de ces vices privés soit payé par le contribuable pour des milliers de milliards de dollars, on peut les mettre dans le même sac.

Bienvenue dans le monde merveilleux de Goldman Sachs, où un Henri Paulson renfloue avec l’argent du contribuable une société qui lui avait préalablement rapporté 200 millions de dollars de stock-options. Bienvenue au royaume enchanté de Super Obama, l’homme qui renonce à limiter les salaires et options des dirigeants de banques qu’il vient de sauver avec l’argent du contribuable. Bienvenue au pays des Big Jews richissimes, qui font capituler ledit Obama en comparant la limitation de leurs bonus à…. la Shoah ! Bienvenue chez les gens pour qui Madoff ne fut qu’un fusible.

Bienvenue chez les gens qui viennent de mettre le monde en faillite.