• Bienvenue

    A l'origine de Scriptoblog, il y a une conviction : pour nous, la littérature doit parler de la vie et pas de la morale, sauf quand la morale sert la vie. Nous refusons les visions désincarnées, les idéaux ne nous parlent que s'ils parlent du réel. Toutes les rêveries du monde ne remplaceront pas une paire de bottes par temps de neige ou un gilet pare-balles en temps de guerre.

  • Michel Drac

    « Nous approchons d’un moment critique dans l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis longtemps, il devient envisageable qu’en France, un gouvernement de rupture arrive aux affaires, dans quelques années. Dans ces conditions, nous devons changer de point de vue. Critiquer n’est plus suffisant : il faudra être capable de proposer quelque chose… »
  • Carroll Quigley

    Grâce aux travaux de cet universitaire américain, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière…
  • James Kunstler

    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l’attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise…
  • Jack Donovan

    Depuis un certain temps, la société occidentale a déclaré la guerre à la virilité : théorie du genre, féminisme, mondialisme, déracinement. Jack Donovan relève le défi. Il balaie l’échiquier d’un poing rageur. Son projet : détruire cette civilisation pour libérer les hommes afin qu’ils retrouvent leur vraie nature..
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Littérature

Fahrenheit 451 (Ray Bradbury)

Autodafé« Le plaisir d'incendier ! Quel plaisir extraordinaire c'était de voir les choses se faire dévorer, de les voir noircir et se transformer ». Mots étranges, de la part d'un pompier non ? Oui, vous avez bien lu, Guy Montag est un pompier. Et son rôle, dans l'étrange société qui est la sienne, est non d'éteindre les feux mais bien de les allumer, avec une cible privilégiée : les livres. C'est sur une description de ce sincère plaisir éprouvé par le pompier au sein du brasier qu'il a lui-même provoqué que débute cette excellente œuvre qu'est Fahrenheit 451 – le titre est explicite, car c'est à cette température que le papier s'enflamme et se consume.

Le rôle du pompier n'est donc plus de risquer sa vie en bravant les flammes pour éteindre les incendies qui se déclarent ici et là : les maisons sont ignifugées, et c'est comme si elles l'avaient toujours été. Le simple fait que Montag saisi par le doute interroge ses collègues sur le rôle des pompiers avant cette avancée technologique provoque l'hilarité de ces derniers. Pourquoi les soldats du feu en sont-ils arrivés à adopter la salamandre comme symbole et à mériter leur nom dans un sens littéral ? Tout simplement parce qu'un ennemi a été désigné, et qu'ils sont ceux qui le combattent. Cet ennemi, c'est la pensée, dont la manifestation matérielle est ce petit ensemble de feuilles de papier reliées que nous aimons tant, gens encore à peu près sains, avoir auprès de nous et parcourir : le livre. Car si lire un livre n'équivaut pas à réfléchir (ça se saurait...), leur contenu n'en est pas moins un aperçu de la pensée de l'auteur, qu'il s'agisse d'éléments de réflexion ou de poésie. Les livres ne sont pas nécessairement à l'origine de la réflexion mais donnent de la matière permettant de développer celle-ci ; ils sont donc dangereux. Telle est, du moins, la vision de la société dans laquelle vit Montag.

Photographies d’un hamburger (Lucien Cerise)

À l’occasion de sa réédition en format poche chez Stéphane Million, petit résumé d’un méconnu mais néanmoins sympathique roman, analyse au vitriol de notre dégénérescence systémique et de l’anthropologie absurde qui en découle.


Le hamburger du titrhamburgere représente notre planète, détruite par le libéralisme mondialisé et subissant l’influence de la culture de masse américaine.

La principale originalité du roman est son approche : une analyse sous l’angle de la guerre des sexes. Une secte féministe radicale, les Hystérocrates, vise à la domination puis à l’éradication des hommes. Exclusivement composée de membres du sexe féminin et de gays, l’organisation a infiltré et contrôle toutes les positions dominantes de la société postmoderne. Dès lors, leur plan d’action peut être mis en œuvre, d’abord en colonisant les esprits et en reprogrammant les comportements sociaux, ensuite en comptant sur les avancées scientifiques pour pouvoir se passer des hommes dans le processus de procréation (parthénogenèse, ectogenèse).

La carte et le territoire (M. Houellebecq)

houellebecq

Une fois n’est pas coutume, une note de lecture sur un roman : « La carte et le territoire », de M. Houellebecq.

Pourquoi une note de lecture sur ce roman ? Parce que Houellebecq est un des romanciers les plus lus du moment, bien sûr. Mais aussi parce que c’est un bon roman, en ce sens qu’il reflète parfaitement le phénomène que l’auteur entend décrire.

La décadence française, donc, et comment on la traverse.

Le rêve d’une chose (Pier Paolo Pasolini)

Pasolini

Comme nous le rappelle Michéa dans son Orwell éducateur, si Pasolini n’a pas encore été mis aux oubliettes, c’est en raison de son homosexualité, qui aujourd’hui fait très tendance. Mais sur le fond, cela ne change rien : comme l’œuvre d’Orwell, celle de Pasolini est victime de l’essentialisme crasse du crétin post-ado post-moderne, qui en évacue la portée réelle. La portée et le sens, car à la lecture de « Rêve d’une chose », si une certitude apparaît, c’est bien l’opposition complète entre le communisme pasolinien et le gauchisme caviar de l’étudiant petit con inculte, égoïste et déraciné.

Les déracinés (M. Barrès)

barres« Ces trop jeunes destructeurs de soi-même aspirent à se délivrer de leur vraie nature, à se déraciner. »

Ouvrant le cycle barrésien du « Roman de l'énergie nationale » (suivi de L'Appel au Soldat puis de Leurs Figures), Les Déracinés, oeuvre en deux tomes, est un roman éminemment social. Ecrit par l'un de nos premiers penseurs nationalistes, Académicien de surcroît – à l'ère permienne antégiscardienne où ce titre avait encore une quelconque légitimité, – il est aussi et surtout un portrait, ou plutôt une critique acerbe, contre la République, ses vices, ses excès, ses fondements et un requiem pour les destins qui viennent s'y briser.

L'intrigue : des élèves d'une classe de terminale dans un lycée lorrain, en 1879. Turbulents dans les autres cours, ils sont cependant séduits par le charisme de leur professeur de philosophie, Bouteiller, proche de Gambetta. La fin de l'année scolaire advenue, Bouteiller incite les futurs bacheliers à poursuivre leurs études à Paris. Galvanisés, les jeunes hommes cèdent à la tentation et à l'avenir brillant promis par la capitale. Pour certains, ascension sociale et carrière prometteuse seront à portée de main ; pour d'autres, le décalage entre le rêve et la réalité tournera d'abord au cauchemar, puis au tragique.

777 (P. Jovanovic)

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Que l’époque actuelle soit apocalyptique n’est guère contestable. D’abord, sans doute, parce que toutes les époques sont, à des degrés divers, porteuses de révélation. Ensuite, et surtout, parce que nous vivons le début de la fin d’un monde – donc une préfiguration de la fin du monde. Le Collectif Solon, en rédigeant Eurocalypse, en 2006/20007, avait d’ailleurs joué avec la référence biblique pour mettre en lumière cette dimension apocalyptique.

Visiblement, nous ne sommes pas les  seuls à faire joujou. Beaucoup d’auteurs, actuellement, utilisent des références apocalyptiques. Par exemple Jacques Attali, notre meilleur ennemi, qui dans  « survivre aux crises » s’amuse (il a bien le droit) à citer les sept principes de la survie (le septième, la révolution, étant l’apothéose).

Ou encore Pierre Jovanovic, dans « 777 ».

Note de lecture, donc.

Nous aussi, on a le droit de faire mumuse.