• Bienvenue

    A l'origine de Scriptoblog, il y a une conviction : pour nous, la littérature doit parler de la vie et pas de la morale, sauf quand la morale sert la vie. Nous refusons les visions désincarnées, les idéaux ne nous parlent que s'ils parlent du réel. Toutes les rêveries du monde ne remplaceront pas une paire de bottes par temps de neige ou un gilet pare-balles en temps de guerre.

  • Michel Drac

    « Nous approchons d’un moment critique dans l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis longtemps, il devient envisageable qu’en France, un gouvernement de rupture arrive aux affaires, dans quelques années. Dans ces conditions, nous devons changer de point de vue. Critiquer n’est plus suffisant : il faudra être capable de proposer quelque chose… »
  • Carroll Quigley

    Grâce aux travaux de cet universitaire américain, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière…
  • James Kunstler

    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l’attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise…
  • Jack Donovan

    Depuis un certain temps, la société occidentale a déclaré la guerre à la virilité : théorie du genre, féminisme, mondialisme, déracinement. Jack Donovan relève le défi. Il balaie l’échiquier d’un poing rageur. Son projet : détruire cette civilisation pour libérer les hommes afin qu’ils retrouvent leur vraie nature..
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Histoire

« Un dernier mot sur Laval… » : Adrien Abauzit, en complément de la chronique sur Vichy et la Shoah…

Suite à la mise en ligne de la chronique de Adrien Abauzit sur le livre "Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français" (de Alain Michel), notre auteur a souhaité apporter quelques précisions concernant sa position sur Pierre Laval afin qu'on ne lui reproche pas de faire dire à l'auteur du livre "ce qu'il ne dit pas"...


Pierre Laval a commis de graves erreurs politiques. En décembre 1940, il a tenté de lancer les troupes de Vichy sur le Tchad, passé au gaullisme.

Cet acte contraire aux accords Pétain-Churchill d’octobre 40 et aux accords Halifax-Chevalier de décembre 40, aurait conduit à une déclaration de guerre de la France à l’Angleterre, ce qui eut été une catastrophe difficilement rattrapable.

Sa fameuse phrase : « je souhaite la victoire de l’Allemagne, parce que sans elle, le bolchevisme s’installerait partout », dont il savait qu’elle était ressentie par le peuple français comme des « goutes d’acide sulfurique », même si elle a été prononcée dans une logique de duperie, fait aujourd’hui encore mal à l’honneur français : par définition, on ne souhaite pas la victoire de la nation qui oppresse son peuple, surtout quand à sa tête se trouve un déséquilibré comme Hitler.

Ceci posé, nous tenons à évoquer au lecteur un détail peu connu.

"Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français" : chronique de Adrien Abauzit

Nous vous présentons ici la chronique rédigée par Adrien Abauzit (auteur de Né en 1984) d'un livre sorti en 2013, de l'historien israélien, Alain Michel : "Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français"


Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français (2013)
Alain Michel


Cet ouvrage n’a pas été écrit par un nostalgique de Vichy, mais par un historien israélien d’origine française, rabbin de son état. Pourquoi le préciser ? Le propos de l’ouvrage ne se suffit-il pas à lui-même ? En théorie si…dans un monde normal. Mais nous ne vivons pas dans un monde normal. L’honnêteté intellectuelle est souvent déniée aux auteurs, suspectés de d’orienter leurs travaux dans le sens de leur intérêt personnel et non de la vérité. En outre, des réflexes de Pavlov colonisent l’esprit des français victimes du lavage de cerveau de l’idéologie dominante. La qualité d’Alain Michel est donc un atout, car elle permet de courcircuiter ces travers.

L’auteur de cette enquête n’apporte que peu de faits nouveaux. L’histoire du sauvetage des juifs français et des juifs étrangers présents en France durant la guerre avait déjà été écrite et dite par des historiens on ne peut plus académiques et prestigieux, français ou étrangers. Mais depuis plusieurs décennies, il a été interdit de dire une vérité qui pourtant fait honneur à la France.

Outre le rappel de ce que fut la politique de Vichy, l’intérêt de ce livre réside dans l’étude et la critique des travaux historiques qui font actuellement autorité sur ce sujet houleux.

Comprendre l'Empire (A. Soral)

AS

Avec ce livre, Alain Soral (AS) s’est fixé un objectif inatteignable : expliquer le plus sophistiqué système de domination de l’Histoire, en 230 pages. C’est évidemment impossible, et fort logiquement, l’objectif n’est pas totalement atteint. En réalité, le titre pourrait être : « prendre conscience de l’Empire », ou encore « prendre en soi les enseignements retirés par l’auteur d’une vie passée à lutter contre l’Empire ».

« Comprendre l’Empire » est d’abord le fruit d’un engagement. On n’y trouvera donc pas un exposé technique sur les méthodes de domination financière par Wall Street et la City, pas plus qu’une analyse sociologique appuyée sur un appareil statistique. Mais à vrai dire, ce n’est pas très gênant : le livre est fait pour avancer quelques grandes thèses en leitmotiv – et pour obliger le lecteur non à adhérer à ces thèses, mais à s’y confronter. Il s’agit avant tout d’un exercice de libération de la parole et, sous cet angle, « Comprendre l’Empire » est une réussite. On a rarement rédigé ouvrage plus iconoclaste.

Par convention, nous regrouperons ici les thèmes conducteurs de l’ouvrage en six thèses principales…

Le désenchantement du monde (M. Gauchet)

Gauchet

Gauchet reprend l’expression de « désenchantement du monde », utilisée par Max Weber pour décrire l’élimination du magique dans la construction du Salut, mais ce qu’il désigne par là va au-delà de l’objet désigné par Weber. Pour Marcel Gauchet, le religieux en tant que principe extérieur au social, et qui modèle le social depuis l’extérieur, c’est fini. Et l’originalité de l’Occident aura consisté, précisément, à opérer cette incorporation totale, dans le social, des fonctions traditionnellement allouées au religieux.

Le « désenchantement du monde », version Gauchet, ce n’est donc pas seulement l’élimination du magique dans le religieux, c’est bien encore la disparition du religieux en tant qu’espace collectif structurant et autonome.

Il s’agit donc ici de comprendre pourquoi le christianisme aura été, historiquement, la religion de la sortie de la religion. L’enjeu de cette histoire politique de la religion : comprendre, au-delà des naïvetés laïcardes, quelles fonctions la religion tenait dans les sociétés traditionnelles, et donc si d’autres moyens permettront de les maintenir.

La pensée politique de Gramsci (J.M. Piotte)

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Antonio Gramsci fut, dans l’Italie des années 20-30, le théoricien marxiste que l’Histoire avait chargé de tirer les enseignements d’un échec : celui de la révolution européenne, italienne en particulier. Echec d’autant plus cruellement ressenti par les militants européens que la victoire des Bolcheviks en Russie faisait contraste – et contraste, en l’occurrence, inexplicable dans le cadre de la théorie édifiée jusque là. Cette mission lui donna l’opportunité de formuler une théorie révolutionnaire nouvelle, et qui allait inspirer des générations d’activistes, de propagandistes et de tacticiens.

Pour Jean-Marc Piotte, la notion-pivot de cette théorie est « l’intellectuel ». Gramsci est en effet le premier disciple de Marx à avoir mis, au centre de sa pensée, une reprise réflexive de son propre positionnement, et du positionnement de ses homologues adverses. Gramsci a inventé les concepts d’intellectuel « organique », « traditionnel », « collectif », et il en a déduit ceux de « société civile » et de « société politique ».

Etudier Gramsci, c’est donc remonter à la source d’une bonne partie des « expressions toutes faites » que nous lisons presque quotidiennement, sans qu’elles soient clairement définies.

Faire les Français (A-M. Thiesse)

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Anne-Marie Thiesse (AMT) est directrice de recherche au CNRS, spécialisée dans les questions relatives à la Nation et à l’identité. Autant dire que quand on lit un livre d’elle, on a une idée du point où en est la réflexion dans le bloc institutionnel sur ce point précis.

C’est pour cette raison qu’il peut être intéressant de la lire. On ne doit pas s’attendre ici à trouver des propositions révolutionnaires : nous sommes  dans le ronron mandarinal. Mais on peut en revanche se faire une idée de l’analyse que les « élites intellectuelles » produite par notre République sur la question, qui les concerne au premier chef, de la dilution progressive de leur employeur dans les nouvelles structures politiques (ou plutôt anti-politiques) produites par le capitalisme transnational.

La « crise d’identité » de la « Nation républicaine », vue depuis le Bloc Institutionnel : note de lecture.

Nous zapperons les passages obligés sur la condamnation vertueuse de Rebatet et autres infréquentables, et irons directement à la thèse de fond.