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    A l'origine de Scriptoblog, il y a une conviction : pour nous, la littérature doit parler de la vie et pas de la morale, sauf quand la morale sert la vie. Nous refusons les visions désincarnées, les idéaux ne nous parlent que s'ils parlent du réel. Toutes les rêveries du monde ne remplaceront pas une paire de bottes par temps de neige ou un gilet pare-balles en temps de guerre.

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    « Nous approchons d’un moment critique dans l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis longtemps, il devient envisageable qu’en France, un gouvernement de rupture arrive aux affaires, dans quelques années. Dans ces conditions, nous devons changer de point de vue. Critiquer n’est plus suffisant : il faudra être capable de proposer quelque chose… »
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    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l’attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise…
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Billets d'auteurs

La bourse ? Elle s'en fout !

marteau_croquisTraditionnellement, jusqu’à une date récente, les périodes électorales étaient peu propices aux envolées boursières : les marchés n’aiment pas l’incertitude.

On pourrait donc s’attendre, en ce moment, à voir le CAC 40 déprimé. Qui de Ségolène, l’archéo-socialo du milieu, ou de Sarko, le libéral-sécurité recentré, qui donc va l’emporter dimanche ? Suspense haletant, et le Palais Brognard, n’en doutons pas, retient son souffle…

Mouais.

Sauf que le CAC 40 vient de crever la barre des 6.000 points, dans la foulée de l’envolée de Wall Street.

Alors, de deux choses l’une : ou bien la bourse ne redoute pas l’incertitude… ou bien il n’y a pas d’incertitude.

Et bien sûr, c’est de cela qu’il s’agit. Il n’y a, du point de vue des professionnels de la bourse, aucune incertitude quant à l’enjeu des élections françaises.

Et cela s’explique très facilement. En trois points, si vous voulez faire comme à l’école.

La normalisation par le vide

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Après le choc, la normalisation. Après le 21 avril, le 22... Quand les historiens se pencheront sur ces dates, il verront que le vrai choc a été celui du 22, jour où le peuple français acta la dispartion de la nation française.

La nation comme enjeu

Voici les deux seules questions qui vaillent d'être posée à l'issue du 22 avril 2007 : comment le FN a-t-il pris une telle déculottée ? Et pourquoi un système qui, il n'y a pas deux ans, était rejeté par 56 % des français à l'occasion du referendum sur le TCE, a aujourd'hui été suivi par 75 % de ces mêmes français ?

Cette élection est un énorme paradoxe. Elle arrivait cinq ans après que Le Pen soit arrivé au second tour de l'élection présidentielle, deux ans après un référendum perdu par le pouvoir et un an et demi après des émeutes à connotation ethnique, le tout dans une ambiance de dégradation générale des conditions de vie et de montée des revendications communautaires.

En 2007, les mots qui fâchent, timidement apparus en 2002 en arrière-plan du thème de l'insécurité, s'imposent enfin dans le débat : immigration, mondialisation, Europe...Nation. Le FN va jouer sur son terrain. Personne, au début de la campagne, ne peut penser qu'un seul des électeurs de Le Pen ait eu une seule raison de changer son vote. 2007, pour le FN, sera 2002 en mieux.

Le système de son coté ne peut plus continuer à nier la question nationale et identitaire. Il n'a plus le choix du terrain. Il lui reste donc la solution de rechange utilisée par tous les pouvoirs qui disposent de l'appui massif des médias et de la propagande pour se battre sur le terrain de l'adversaire: la récupération.

Un processus électoral tendance Pinochet

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Je n'avais pas envie de parler politique pour l'ouverture du site, mais...

Mais je dois dire que je suis frappé, tout de même, cette année 2007, par le caractère surréaliste de la campagne électorale à laquelle nous venons d'assister. Un pays au bord du naufrage, où l'on disserte des tailleurs de Ségo et des talonnettes de Nico.

Cette campagne a été caractérisée par l'occultation délibérée des vrais enjeux par les médias et par les trois grands candidats "du système" (Royal, Bayrou, Sarkozy). Le Pen a essayé de parler de certaines vraies questions, mais le brouhaha médiatique a largement caché sa voix. Quant aux autres candidats intéressants (Schivardi, Laguiller, Villiers, Dupont-Aignan), on peut considérer qu'ils ont été complètement zappés, les malheureux.

Résultat : en fait, la campagne n'a pas eu lieu. Elle s'est résumée à un énorme travail de bourrage de crâne.

Parmi les sujets "cachés", on peut noter :

- la hausse du taux d'endettement des ménages, prélude à un possible krach immobilier,

- la catastrophe latente sur les marchés financiers,

- la question (pourtant cruciale) de la dette publique, prélude à une possible crise argentine,

- la question du taux de change Euro/Dollar (un peu esquissée par Royal, mais son compagnon Hollande l'a vite remise sur les rails du politiquement correct)...

Etc.

 

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