• Bienvenue

    A l'origine de Scriptoblog, il y a une conviction : pour nous, la littérature doit parler de la vie et pas de la morale, sauf quand la morale sert la vie. Nous refusons les visions désincarnées, les idéaux ne nous parlent que s'ils parlent du réel. Toutes les rêveries du monde ne remplaceront pas une paire de bottes par temps de neige ou un gilet pare-balles en temps de guerre.

  • Michel Drac

    « Nous approchons d’un moment critique dans l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis longtemps, il devient envisageable qu’en France, un gouvernement de rupture arrive aux affaires, dans quelques années. Dans ces conditions, nous devons changer de point de vue. Critiquer n’est plus suffisant : il faudra être capable de proposer quelque chose… »
  • Carroll Quigley

    Grâce aux travaux de cet universitaire américain, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière…
  • James Kunstler

    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l’attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise…
  • Jack Donovan

    Depuis un certain temps, la société occidentale a déclaré la guerre à la virilité : théorie du genre, féminisme, mondialisme, déracinement. Jack Donovan relève le défi. Il balaie l’échiquier d’un poing rageur. Son projet : détruire cette civilisation pour libérer les hommes afin qu’ils retrouvent leur vraie nature..
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Billets d'auteurs

Giulietto Chiesa sur le 15ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001

Le 11 septembre 2016 correspondra au 15e anniversaire du plus grand attentat terroriste de l’Histoire.

Des fleuves d’encre ont coulé depuis à ce sujet : qui l’a fait ? Quels objectifs politiques poursuivaient ses organisateurs ?
Nous ne reprendrons pas cette discussion ici. L’auteur de ces lignes a depuis toujours soutenu que les 19 "pirates de l’air" emmenés par Ben Laden n’auraient en aucun cas pu réaliser un tel plan. Il existe une foule de preuves montrant l’implication dans cette opération de puissantes forces liées à différents services secrets, à commencer par certaines branches de la CIA et du FBI, de l’ISI pakistanaise, des services secrets saoudiens et ceux, très certainement impliqués, du Mossad israélien.

Tendances | Par James Howard Kunstler

Est-ce que le destin va permettre que l’élection d’Hillary Clinton soit l’acte suprême et peut-être terminal de notre société où-tout-va-mais-où-rien-ne-compte ?

Afficher l'image d'originePourtant, même avec la chance fabuleuse de courir contre un lourdaud politique consommé, elle doit se démener pour prendre le dessus, et elle va peut être atterrir à la Maison Blanche avec le plus faible taux de participation de l’histoire moderne. Mais sa récompense pour le bureau ovale ne serait peut être que d’esquiver les mises en accusation pendant quatre ans, alors que la nation se désagrège autour d’elle. C’est la façon dont le monde se terminerait : pas avec un bang ou un gémissement, mais dans un ricanement.

Imaginez la scène après l’élection de Hillary. Afin de sauver le dernier lambeau de sa crédibilité, la Réserve fédérale augmente ses taux d’un autre quart de point en détruisant les derniers faux-semblants Potemkine d’une économie soit disant convalescente, que sont les marchés boursiers en lévitation. Des dizaines de millions d’individus retraités, préalablement enfoncés dans la crise par la politique de taux d’intérêt zéro, sont anéantis. Encore plus grave, les fonds de pension et les compagnies d’assurance sont détruits, mais pas avant que leurs problèmes ne déclenchent des contrats dérivés avec les grandes banques, qui vont ensuite exploser en exposant l’incapacité des contreparties de sauvegarder ces paris.

La mer Noire, carrefour de tous les dangers | Par Pierre Hillard

La rencontre entre Poutine et Erdoğan à Saint-Pétersbourg, le 9 août 2016, rappelle que les combinaisons politiques sont multiples.

La Russie et la Turquie semblent avoir noué des liens politiques, économiques et militaires qui contrastent avec la traditionnelle opposition séculaire propre à ces deux pays.

L’avion russe abattu par les Turcs en novembre 2015 semblait interdire toute relation apaisée entre Moscou et Ankara. La tentative de coup d’État contre le président Erdoğan, le 15 juillet, trouble dans ses origines, a rebattu les cartes. Après avoir reçu un coup de téléphone de soutien de la part de Vladimir Poutine, le dirigeant turc s’est rapproché de son ennemi d’hier à un moment où la région du Proche-Orient a atteint un degré de violence indicible : guerre sanglante en Syrie, actions militaires et terroristes du groupe État islamique (EI), courants migratoires de centaines de milliers de musulmans vers l’Europe, mouvements d’émancipation des Kurdes d’Anatolie jusqu’au nord de la Mésopotamie, actions militaires russes en septembre 2015 à partir des côtes syriennes, sans oublier les interventions officielles et officieuses américaines, britanniques, israéliennes, françaises, saoudiennes et iraniennes. La politique d’un « grand Moyen-Orient » démocratique, lancée dès 2003 par l’administration Bush après l’invasion de l’Irak, tourne au cauchemar.

Le concept de Base Autonome Durable | Par Michel Drac

Michel Drac nous présente son concept de BAD, où une forme de communauté visant à la création d’une contre-société. (Rébellion, n° 49, juillet/août 2011). Même si nous n’avons pas la même approche, plusieurs éléments sont particulièrement utiles dans une réflexion sur les Communautés Autonomes et Offensives.

Le concept de Base Autonome Durable (BAD) est dérivé d’une proposition initialement formulée par Hakim Bey : la Temporary Autonomous Zone (TAZ). L’idée fut à la fois retenue et critiquée par les principaux courants autonomes. Retenue, parce que la TAZ fournissait la possibilité d’une action, même incomplète, même symbolique, face à un ordre devenu trop puissant pour ses opposants. Critiquée, parce le caractère temporaire d’une base autonome sous-entendait que l’autonomie était ici réduite à un simulacre. Par définition, une autonomie temporaire est toujours une autonomie trompeuse. Pour dépasser la TAZ, on inventa donc la BAD : la même chose, mais sous la forme de base, « en dur », « durable ».

Pétrole et circonstances : Le coup du lapin ou la balle dans le pied | Par Dmitry Orlov

Au cours de l’année 2014, les prix payés pour le pétrole brut se sont écroulés, passant de 125$ le baril a environ 45$ maintenant, et peuvent encore facilement chuter avant de remonter encore plus haut puis s’écrouler de nouveau avant de repartir en flèche.

Vous voyez où je veux en venir? A la fin, les larges dents de scie du marché du pétrole et les encore plus larges dents de scie des marchés financiers, des monnaies engendrant les faillites en chaîne des compagnies énergétiques, puis des entités les ayant financées, puis la faillite des pays ayant soutenu ces sociétés financières, entraineront en bout de course, l’écroulement des économies basées sur l’industrie. Et sans une économie industrielle fonctionnelle le pétrole brut sera considéré comme un déchet toxique. Mais cela n’arrivera pas avant deux ou trois décades.

En attendant, les très bas prix du pétrole ont poussé les producteurs non conventionnels hors du marché. Je vous rappelle que le pétrole conventionnel (le genre bon marché à extraire car sortant de puits verticaux, à faible profondeur et en terrain sec) a atteint son pic de production en 2005 et que celle-ci décline depuis. La production non conventionnelle de pétrole, dont les forages en haute mer, les sables bitumeux, la fracture hydraulique du gaz de schiste et autres techniques onéreuses, a été royalement financée pour contre-balancer le déclin du pétrole conventionnel. Mais en ce moment, le pétrole non conventionnel coûte plus à extraire que le prix auquel il peut être vendu. Cela veut dire que pour de nombreux pays, dont le Venezuela avec son pétrole lourd (qui nécessite un raffinage avant extraction), le Mexique et les États-Unis avec la production offshore dans le golfe du Mexique, la Norvège et le Nigeria, le Canada et ses sables bitumeux et, bien sûr, le gaz de schiste américain, tous ces pays producteurs, donc, perdent de l’argent pour chaque baril de pétrole extrait. Et, si les bas prix persistent, ils seront obligés de mettre la clef sous la porte.

« Zzzz…Rrrrron…Zzzz… Mais réveillez-vous, bordel ! » | Par James Howard Kunstler

Aujourd’hui, nous passons du pantomime sordide de l’élection 2016, aux mystères déplorables de la finance et de l’économie tapis derrière nos politiques malades.


La plupart des commentaires dans les médias traditionnels des masses besogneuses sont basés sur la notion erronée que la disponibilité actuelle des choses continuera certainement, et donc tout ce que nous avons à faire est de gérer la dynamique familière du système économique en place. Par exemple, le Grand Vizir Paul Krugman, dans le New York Times d’aujourd’hui, faisant le trottoir pour les États-Unis, demande d’émettre toujours plus de dette afin de réparer les infrastructures du pays. Est-ce-que ça a l’air d’être une bonne idée ? Emprunter des tonnes d’argent supplémentaires pour enclencher la marche arrière qui nous ramènera la croissance économique − pour un peu on y verrait même du brillant Trump.

Voici le pot au rose : l ‘« économie de croissance » dont ils parlent est morte. Vous pouvez l’enterrer. La fantaisie techno-industrielle tire sa révérence. Nous nous dirigeons vers une contraction à long terme de l’activité, de la productivité et de la population. La question principale est d’imaginer l’ampleur du désordre qui accompagnera la nécessité du voyage vers un nouvel arrangement des choses.

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