• Bienvenue

    A l'origine de Scriptoblog, il y a une conviction : pour nous, la littérature doit parler de la vie et pas de la morale, sauf quand la morale sert la vie. Nous refusons les visions désincarnées, les idéaux ne nous parlent que s'ils parlent du réel. Toutes les rêveries du monde ne remplaceront pas une paire de bottes par temps de neige ou un gilet pare-balles en temps de guerre.

  • Michel Drac

    « Nous approchons d’un moment critique dans l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis longtemps, il devient envisageable qu’en France, un gouvernement de rupture arrive aux affaires, dans quelques années. Dans ces conditions, nous devons changer de point de vue. Critiquer n’est plus suffisant : il faudra être capable de proposer quelque chose… »
  • Carroll Quigley

    Grâce aux travaux de cet universitaire américain, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière…
  • James Kunstler

    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l’attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise…
  • Jack Donovan

    Depuis un certain temps, la société occidentale a déclaré la guerre à la virilité : théorie du genre, féminisme, mondialisme, déracinement. Jack Donovan relève le défi. Il balaie l’échiquier d’un poing rageur. Son projet : détruire cette civilisation pour libérer les hommes afin qu’ils retrouvent leur vraie nature..
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Billets d'auteurs

Pourquoi diabolisent-ils ainsi Poutine ? | Par Giulietto Chiesa

Nous assistons à une campagne effrenée de diabolisation du président russe Vladimir Poutine.


Beaucoup s’en sont aperçus, tellement elle est flagrante, mais tous n’en comprennent pas les raisons, et ne se rendent pas forcément compte de qui est derrière tout cela.

D’abord, énumérons les faits. Les tout derniers, car cette campagne dure depuis déjà plusieurs années. Depuis que le président russe a compris qu’avec l’Empire, on ne peut que se défendre. Il doit avoir lu le livre d’Arnold Toynbee. Poutine "agresseur" de l’Ukraine. Poutine qui a "annexé" de force la Crimée. Poutine qui a "abattu le Boeing malaisien". Poutine qui a assassiné Anna Politkovskaïa. Poutine qui a tué Boris Nemtsov sur le pont du Kremlin. Et ça continue aujourd’hui avec cette nouvelle vague d’accusations (pas si nouvelle que ça, en fait). Poutine qui a assassiné Alexander Litvinenko avec du Polonium. C’est un juge anglais qui l’affirme, tout en ajoutant le mot "probablement". La richesse infinie de poutine documentée dans un reportage de la BBC sans la moindre preuve, mais qui est repris et amplifié… par un ministre du gouvernement américain et validé par le porte-parole d’Obama. Ce qui revient à lui envoyer le message "on ne discute plus avec toi". Alors que lui s’obstine à les appeler "nos partenaires". Quelle patience !

Une plaisante accalmie | Par James Howard Kunstler

Une plaisante accalmie flotte sur une terre, où aujourd’hui de moins en moins de gens travaillent honnêtement − et certains travaillent à contrecœur pour trop peu − alors qu’une matrice de rackets soutient l’illusion que nos modes de vie ont un avenir.


Est-ce que le quarterback [Poste clé dans une équipe de football américain, NdT] Colin Kaepernick est présent à l’esprit des millions d’Américains s’activant autour de leurs barbecues au fond de leur jardin ? Je salue son refus de ne pas se lever en l’honneur de l’hymne national, mais pas pour les raisons qu’il a déclarées. Au contraire, parce que je suis malade du symbolisme vulgaire, dans un moment aussi sombre d’une culture qui s’effiloche et exige plus que de parler dans le vide ou de faire des gestes symboliques.

Dans le cas où vous vous demanderiez pour quelle raison nous sommes soumis à toutes ces répétitions de la bannière étoilée à paillettes, ce n’est pas pour l’amour-du-pays, mais pour quelque chose de tout à fait contraire : la crainte que ses promesses soient vides. Vous vous demandez pourquoi tout agent public dans ce pays doit porter un mini-drapeau au revers de sa veste ? Est-il nécessaire pour le président des États-Unis de signaler son attachement à son devoir ? Pourrions-nous supposer que ce ne soit pas le cas ? Non, cela signale une anxiété généralisée que la cohésion nationale est désastreuse et que nous ne disposons pas de la confiance ou de la clarté pour faire face aux défis de l’époque. Le président Obama pourrait aussi bien porter un crucifix ou une gousse d’ail à son revers.

Un millier de boules de feu | Par Dmitry Orlov

La Russie est prête à répondre à toute provocation, mais une autre guerre est la dernière chose que désirent les Russes. Et si vous êtes accro aux nouvelles positives, c’est la seule bonne nouvelle que vous allez entendre.


Il y a comme un souffle de troisième guerre mondiale dans l’air. Aux États-Unis, le pays est en mode Guerre froide 2.0, et la rhétorique anti-russe émanant de la campagne d’Hillary Clinton, avec les médias de masse en caisse de résonance, nous ramène au Maccarthyisme et sa menace rouge. Par conséquent beaucoup commencent à penser que l’Armageddon est proche, un échange de feu nucléaire, suivi d’un hiver nucléaire et l’extinction du genre humain. Il semble que de plus en plus d’Américains pensent ainsi. Bonté divine !

Mais, voyez-vous, il n’y a rien de déraisonnable à penser ainsi. Les États-Unis foncent vers l’effondrement financier, économique et politique, perdant leur stature dans le monde, devenant un ghetto continental rempli d’abus de drogue, de violence, avec des infrastructures en ruine, une population accro aux vices, empoisonnée aux aliments génétiquement modifiés, frappée d’obésité morbide, soumise à la prédation des forces policières et des élus municipaux, sans oublier un vaste assortiment de rackets mafieux, de la médecine à l’éducation en passant par l’immobilier… Tout cela est bien connu.

Sombres dynamiques | Par James Howard Kunstler

Ce dont le monde est témoin, sans y prêter effectivement beaucoup d’attention, c’est la mort de notre économie basée sur la dette : emprunter les moyens de se développer maintenant à un futur qui ne peut déjà plus vraiment le permettre.


https://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/4/4f/The_Dark_Ages_An_Age_of_Light_titlecard.jpgL’illusion que l’avenir sera toujours là pour s’offrir à nous était un héritage de l’ère de l’énergie pas chère. Cette ère a pris fin en 2005. La promesse de base est brisée et avec elle la prémisse de vivre comme nous l’aurions dû. L’énergie disponible aujourd’hui, en particulier le pétrole, n’est plus assez bon marché pour faire fonctionner les économies industrielles conçues pour lui. De quelque façon que vous regardiez cette dynamique, la Modernité va perdre.

Avec le pétrole à moins de $50 le baril et l’essence à moins de $3 le gallon (sur la côte Est), le public pense apparemment que l’histoire du Peak Oil est morte et enterrée. Mais quand il en coûte $75 le baril pour extraire des choses de la terre, des choses qui ne se vendent que $47 le baril, le modèle d’affaires des compagnies pétrolières ne fonctionne plus vraiment. Les compagnies pétrolières travaillant dans le schiste en particulier, ont joué avec ce système en émettant des obligations qui paient des taux d’intérêt relativement élevés dans un climat d’investissement où presque rien d’autre n’offre assez de rendement pour vivre, en particulier pour les fonds de pension et les compagnies d’assurance. Deux petites bosses à la hausse cette année dans le prix du pétrole autour des $50 ont incité à penser que les bons vieux jours des prix élevés du pétrole revenaient, que le secteur pétrolier serait à nouveau rentable.

La fureur du mouton | Par Dmitry Orlov

De toutes ces années à regarder la politique aux États-Unis, je n’ai jamais vu une élection présidentielle générer des émotions aussi négatives.

Tout le monde déteste Donald Trump ou Hillary Clinton ou, de plus en plus, les deux. Cela crée un problème psychologique grave pour beaucoup de gens : ils veulent dire à leurs amis et au monde que Clinton est mentalement instable doublée d’un escroc, mais ils sont en conflit parce qu’ils se rendent compte que, ce faisant, ils soutiendront Trump.

Ou ils veulent dire à tous que Trump est vulgaire, narcissique, un égoïste et un gros vantard, mais ils sont en conflit parce qu’ils se rendent compte que, ce faisant, ils soutiendront Clinton. Certains abandonnent le duopole des deux partis en faveur des petits partis, prêts à voter pour la verte Jill Stein ou Gary Johnson, le libertarien, mais ils sont en conflit parce que le vote pour Stein prendrait des votes à Clinton l’escroc et donc soutiendrait Trump le vantard, alors qu’en votant pour Johnson, cela prendrait des votes à Trump le vantard et soutiendrait ainsi Clinton l’escroc. Il n’y a simplement pas d’option gagnante ! Ou peut-être y en a-t-il une ?

« Brûlons complètement la maison » | Par James howard Kunstler

Il y a une nouvelle fonctionnalité à l’économie tout-va-et-rien-ne-compte : rien-ne-se-crée.

Les magiciens qui prétendent mesurer la croissance du PIB (produit intérieur brut, soit la valeur monétaire de tous les biens et services finis) ont sorti un chiffre ajusté pour le deuxième trimestre de 1,2%. Cela doit être interprété par quiconque est familier avec les statistiques économiques de base comme parfaitement lamentable. Et pourtant, le Bureau of Labor Statistics a sorti un brillant rapport de 255 000 embauches non agricole pour juillet, bien au-dessus des prévisions de 180 000.

Il y a tellement de façons de truquer le nombre d’emplois – entre les personnes forcées de travailler pour un emploi de merde et le modèle naissance / décès notoirement utilisé pour faire dire tout ce qu’on veut aux anciens chiffres à des fins politiques – que personne ne peut prendre cette information au sérieux. Quoi qu’il en soit, le chiffre du PIB a été instantanément oublié et celui de l’emploi a lancé les marchés boursiers vers une altitude record précédemment inexplorée.

Sous-catégories