• Bienvenue

    A l'origine de Scriptoblog, il y a une conviction : pour nous, la littérature doit parler de la vie et pas de la morale, sauf quand la morale sert la vie. Nous refusons les visions désincarnées, les idéaux ne nous parlent que s'ils parlent du réel. Toutes les rêveries du monde ne remplaceront pas une paire de bottes par temps de neige ou un gilet pare-balles en temps de guerre.

  • Michel Drac

    « Nous approchons d’un moment critique dans l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis longtemps, il devient envisageable qu’en France, un gouvernement de rupture arrive aux affaires, dans quelques années. Dans ces conditions, nous devons changer de point de vue. Critiquer n’est plus suffisant : il faudra être capable de proposer quelque chose… »
  • Carroll Quigley

    Grâce aux travaux de cet universitaire américain, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière…
  • James Kunstler

    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l’attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise…
  • Jack Donovan

    Depuis un certain temps, la société occidentale a déclaré la guerre à la virilité : théorie du genre, féminisme, mondialisme, déracinement. Jack Donovan relève le défi. Il balaie l’échiquier d’un poing rageur. Son projet : détruire cette civilisation pour libérer les hommes afin qu’ils retrouvent leur vraie nature..
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Société

Les racailles sont-elles des dominés ou des dominants ? | Par Adrien Abauzit

Je tiens à revenir par ce court texte sur une critique qui m’est régulièrement faite depuis maintenant plusieurs années, par des contradicteurs souvent d’origine autrichienne ou d’obédience soralienne.


Il m’est reproché, selon moi de mauvaise foi, de m’attaquer à des faibles, à savoir, les racailles. Et ce serait faire preuve de facilité, voire de lâcheté, et d’inconscience, car cela stimulerait le choc de civilisation.

Autant le dire tout de suite, cette critique m’a toujours sidéré.

Tout d’abord, il convient de préciser que la critique des racailles a été chez moi on ne peut plus naturelle, car j’ai trop vu ces individus pourrir la vie quotidienne de braves gens, quand, plus brutalement, ils ne brisaient pas leur vie tout court. De fait, par la persécution qu’ils exercent au quotidien sur le peuple français, ils sont à mes yeux son bourreau.

La police au bord de la rupture | Par Adrien Abauzit

Adrien Abauzit sur les manifestations des forces de l'ordre


Les manifestations de policiers qui se répandent dans toute la France sont à mes yeux l’événement politique le plus important de ces derniers mois.

Résumons les faits.

Lundi 17 octobre, pour la première fois, des policiers franciliens décident de faire une manifestation sauvage en plein Paris, fait unique dans l’histoire de France. Résolus à se faire entendre, les courageux manifestants ralentissent la circulation sur la sordide avenue des Champs-Elysées, avenue la plus laide au monde, en scandant des slogans bien inspirés (« Cazeneuve t’es fou foutu, la police est dans la rue »), drapeaux français aux poings.

Pour des raisons purement techniques | Par Dmitry Orlov

Il est tentant pour nous de penser que nos choix technologiques, si nous choisissons de vivre dans une ville, en banlieue ou à la campagne; si nous voulons conduire un pick-up, une voiture hybride essence-électrique ou un vélo; si nous prenons le train, conduisons sur de longues distances ou prenons l’avion, que ces choix sont déterminées par nos goûts.


Nous nous flattons de contrôler ces choix, et que nos choix sont le reflet de nos valeurs éclairées, soucieuses de l’environnement. Ce point de vue repose sur une base de raisonnement circulaire : nous nous comportons de manière éclairée parce que nous sommes éclairés, et nous sommes éclairés parce que, eh bien oui, nous nous comportons de manière éclairée. Quant à savoir pourquoi ce que nous considérons comme être éclairé l’est vraiment, plutôt que de n’être qu’une question de goût personnel éventuellement discutable, cela ne doit pas être discuté : de gustibus non est disputandum / Des goûts et des couleurs, il ne faut pas disputer.

Charlie Hebdo : intervention détonante de Giulietto Chiesa à la TV italienne (janvier 2015)

Le journaliste italien Giulietto Chiesa était invité à la célèbre émission talkshow de la télévision italienne La Gabbia (La cage en français – NdT) dimanche 11 janvier 2015, soit le jour même que la grande manifestation dans les plus grandes villes de France après les attentats à Paris qui ont fait 17 morts.

 Son analyse détonne particulièrement lors de ce débat, où il remet en cause à la fois le récit des événements qui nous a été fait, et les liens de cette affaire avec la politique étrangère occidentale en Libye et en Syrie ces dernières années. A lire, sous la vidéo, un article de Giulietto Chiesa paru aujourd’hui dans La Voix de la Russie, et précisant sa position sur cette affaire.

Le concept de Base Autonome Durable | Par Michel Drac

Michel Drac nous présente son concept de BAD, où une forme de communauté visant à la création d’une contre-société. (Rébellion, n° 49, juillet/août 2011). Même si nous n’avons pas la même approche, plusieurs éléments sont particulièrement utiles dans une réflexion sur les Communautés Autonomes et Offensives.

Le concept de Base Autonome Durable (BAD) est dérivé d’une proposition initialement formulée par Hakim Bey : la Temporary Autonomous Zone (TAZ). L’idée fut à la fois retenue et critiquée par les principaux courants autonomes. Retenue, parce que la TAZ fournissait la possibilité d’une action, même incomplète, même symbolique, face à un ordre devenu trop puissant pour ses opposants. Critiquée, parce le caractère temporaire d’une base autonome sous-entendait que l’autonomie était ici réduite à un simulacre. Par définition, une autonomie temporaire est toujours une autonomie trompeuse. Pour dépasser la TAZ, on inventa donc la BAD : la même chose, mais sous la forme de base, « en dur », « durable ».

Leçons post-soviétiques pour un siècle post-américain | Par Dmitry Orlov.

Nous vous proposons ce texte de Dmitry Orlov datant de 2005. Bien qu'ancien, il s'agit de l'un des textes fondateur de la pensée de Dmitry Orlov. En effet, en s'appuyant sur son expertise concernant l'effondrement de l'URSS qu'il a vécu de l'intérieur, il démontrait que notre systéme économique et industrielle n'était déjà pas viable. Il annonce dés 2005 et donc bien avant la crise financiére de 2008, l'effondrement des États-Unis puis, par extension, de l'ensemble des sociétés occidentales. Il se servira de ce modéle comparatif pour rédiger son livre Les cinq stades de l'effondrement disponible en français aux éditions Le retour aux sources.
- La rédaction Scriptoblog/Le Retour aux Sources éditeur.

Il y a une décennie et demi, le monde est passé de bipolaire à unipolaire, parce que l'un des pôles s'est désagrégé : l'Union soviétique n'est plus. L'autre pôle — symétriquement appelé les États-Unis1 — ne s'est pas (encore) désagrégé, mais il y a des grondements menaçants à l'horizon. L'effondrement des États-Unis semble aussi improbable maintenant que l'était l'effondrement de l'Union soviétique en 1985. L'expérience du premier effondrement peut-être instructive pour ceux qui souhaitent survivre au second.

Les gens raisonnables ne soutiendraient jamais que les deux pôles aient été exactement symétriques ; en même temps que des similitudes significatives, il y avait des différences également significatives, les unes et les autres étant valables pour prédire ce qu'il adviendra de la seconde moitié du géant superpuissant aux pieds d'argile qui autrefois enjambait la planète, lorsqu'elle se désagrégera aussi.