• Bienvenue

    A l'origine de Scriptoblog, il y a une conviction : pour nous, la littérature doit parler de la vie et pas de la morale, sauf quand la morale sert la vie. Nous refusons les visions désincarnées, les idéaux ne nous parlent que s'ils parlent du réel. Toutes les rêveries du monde ne remplaceront pas une paire de bottes par temps de neige ou un gilet pare-balles en temps de guerre.

  • Michel Drac

    « Nous approchons d’un moment critique dans l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis longtemps, il devient envisageable qu’en France, un gouvernement de rupture arrive aux affaires, dans quelques années. Dans ces conditions, nous devons changer de point de vue. Critiquer n’est plus suffisant : il faudra être capable de proposer quelque chose… »
  • Carroll Quigley

    Grâce aux travaux de cet universitaire américain, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière…
  • James Kunstler

    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l’attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise…
  • Jack Donovan

    Depuis un certain temps, la société occidentale a déclaré la guerre à la virilité : théorie du genre, féminisme, mondialisme, déracinement. Jack Donovan relève le défi. Il balaie l’échiquier d’un poing rageur. Son projet : détruire cette civilisation pour libérer les hommes afin qu’ils retrouvent leur vraie nature..
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Politique

Liste des problèmes qui n’existent pas aux yeux du pouvoir Hollande et qui détruisent la France | Par Adrien Abauzit

Nous pouvons prédire avec calme et conviction que notre système politique disparaîtra à court ou moyen terme.


hollande listePourquoi cette certitude ? Parce que la plupart des maux dont souffrent le peuple français n’existent officiellement pas aux yeux du pouvoir. Dès lors, ces problèmes ne sont pas traités et continuent à produire leurs effets néfastes. La souffrance engendrée par la persistance de ces maux obligera tôt ou tard les Français, même les moins politisés, à agir par survivre.

Lentement, puis tout à coup | Par James Howard Kunstler

L’incohérence stupéfiante de la campagne électorale ne reflète que la choquante incapacité du public américain, dans toutes les couches sociales, à comprendre les tendances de notre temps.


Résultats de recherche d'images pour « stone equilibrium »La tendance principale est la contraction économique mondiale en cours. Après avoir frappé le mur des ressources, en particulier celle d’un pétrole à un prix abordable, l’économie mondiale techno-industrielle a coulé une bielle de son moteur.

Bien sûr il existe des moyens pour les êtres humains d’habiter cette planète, peut-être d’une façon civilisée, mais pas à l’échelle gigantesque du régime économique actuel. Le destin de cet ordre économique n’a rien à voir avec nos souhaits ou nos préférences. Il va s’effondrer, que cela nous plaise ou non, parce qu’il aura simplement été une anomalie violente dans l’histoire du monde. Mais la question saillante est : comment pouvons-nous gérer notre voyage vers une nouvelle disposition des choses ? Ni Trump ni Clinton ne montrent qu’ils ont simplement une idée de la situation réelle.

Une plaisante accalmie | Par James Howard Kunstler

Une plaisante accalmie flotte sur une terre, où aujourd’hui de moins en moins de gens travaillent honnêtement − et certains travaillent à contrecœur pour trop peu − alors qu’une matrice de rackets soutient l’illusion que nos modes de vie ont un avenir.


Est-ce que le quarterback [Poste clé dans une équipe de football américain, NdT] Colin Kaepernick est présent à l’esprit des millions d’Américains s’activant autour de leurs barbecues au fond de leur jardin ? Je salue son refus de ne pas se lever en l’honneur de l’hymne national, mais pas pour les raisons qu’il a déclarées. Au contraire, parce que je suis malade du symbolisme vulgaire, dans un moment aussi sombre d’une culture qui s’effiloche et exige plus que de parler dans le vide ou de faire des gestes symboliques.

Dans le cas où vous vous demanderiez pour quelle raison nous sommes soumis à toutes ces répétitions de la bannière étoilée à paillettes, ce n’est pas pour l’amour-du-pays, mais pour quelque chose de tout à fait contraire : la crainte que ses promesses soient vides. Vous vous demandez pourquoi tout agent public dans ce pays doit porter un mini-drapeau au revers de sa veste ? Est-il nécessaire pour le président des États-Unis de signaler son attachement à son devoir ? Pourrions-nous supposer que ce ne soit pas le cas ? Non, cela signale une anxiété généralisée que la cohésion nationale est désastreuse et que nous ne disposons pas de la confiance ou de la clarté pour faire face aux défis de l’époque. Le président Obama pourrait aussi bien porter un crucifix ou une gousse d’ail à son revers.

Un millier de boules de feu | Par Dmitry Orlov

La Russie est prête à répondre à toute provocation, mais une autre guerre est la dernière chose que désirent les Russes. Et si vous êtes accro aux nouvelles positives, c’est la seule bonne nouvelle que vous allez entendre.


Il y a comme un souffle de troisième guerre mondiale dans l’air. Aux États-Unis, le pays est en mode Guerre froide 2.0, et la rhétorique anti-russe émanant de la campagne d’Hillary Clinton, avec les médias de masse en caisse de résonance, nous ramène au Maccarthyisme et sa menace rouge. Par conséquent beaucoup commencent à penser que l’Armageddon est proche, un échange de feu nucléaire, suivi d’un hiver nucléaire et l’extinction du genre humain. Il semble que de plus en plus d’Américains pensent ainsi. Bonté divine !

Mais, voyez-vous, il n’y a rien de déraisonnable à penser ainsi. Les États-Unis foncent vers l’effondrement financier, économique et politique, perdant leur stature dans le monde, devenant un ghetto continental rempli d’abus de drogue, de violence, avec des infrastructures en ruine, une population accro aux vices, empoisonnée aux aliments génétiquement modifiés, frappée d’obésité morbide, soumise à la prédation des forces policières et des élus municipaux, sans oublier un vaste assortiment de rackets mafieux, de la médecine à l’éducation en passant par l’immobilier… Tout cela est bien connu.

La fureur du mouton | Par Dmitry Orlov

De toutes ces années à regarder la politique aux États-Unis, je n’ai jamais vu une élection présidentielle générer des émotions aussi négatives.

Tout le monde déteste Donald Trump ou Hillary Clinton ou, de plus en plus, les deux. Cela crée un problème psychologique grave pour beaucoup de gens : ils veulent dire à leurs amis et au monde que Clinton est mentalement instable doublée d’un escroc, mais ils sont en conflit parce qu’ils se rendent compte que, ce faisant, ils soutiendront Trump.

Ou ils veulent dire à tous que Trump est vulgaire, narcissique, un égoïste et un gros vantard, mais ils sont en conflit parce qu’ils se rendent compte que, ce faisant, ils soutiendront Clinton. Certains abandonnent le duopole des deux partis en faveur des petits partis, prêts à voter pour la verte Jill Stein ou Gary Johnson, le libertarien, mais ils sont en conflit parce que le vote pour Stein prendrait des votes à Clinton l’escroc et donc soutiendrait Trump le vantard, alors qu’en votant pour Johnson, cela prendrait des votes à Trump le vantard et soutiendrait ainsi Clinton l’escroc. Il n’y a simplement pas d’option gagnante ! Ou peut-être y en a-t-il une ?

« Brûlons complètement la maison » | Par James howard Kunstler

Il y a une nouvelle fonctionnalité à l’économie tout-va-et-rien-ne-compte : rien-ne-se-crée.

Les magiciens qui prétendent mesurer la croissance du PIB (produit intérieur brut, soit la valeur monétaire de tous les biens et services finis) ont sorti un chiffre ajusté pour le deuxième trimestre de 1,2%. Cela doit être interprété par quiconque est familier avec les statistiques économiques de base comme parfaitement lamentable. Et pourtant, le Bureau of Labor Statistics a sorti un brillant rapport de 255 000 embauches non agricole pour juillet, bien au-dessus des prévisions de 180 000.

Il y a tellement de façons de truquer le nombre d’emplois – entre les personnes forcées de travailler pour un emploi de merde et le modèle naissance / décès notoirement utilisé pour faire dire tout ce qu’on veut aux anciens chiffres à des fins politiques – que personne ne peut prendre cette information au sérieux. Quoi qu’il en soit, le chiffre du PIB a été instantanément oublié et celui de l’emploi a lancé les marchés boursiers vers une altitude record précédemment inexplorée.