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    A l'origine de Scriptoblog, il y a une conviction : pour nous, la littérature doit parler de la vie et pas de la morale, sauf quand la morale sert la vie. Nous refusons les visions désincarnées, les idéaux ne nous parlent que s'ils parlent du réel. Toutes les rêveries du monde ne remplaceront pas une paire de bottes par temps de neige ou un gilet pare-balles en temps de guerre.

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    « Nous approchons d’un moment critique dans l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis longtemps, il devient envisageable qu’en France, un gouvernement de rupture arrive aux affaires, dans quelques années. Dans ces conditions, nous devons changer de point de vue. Critiquer n’est plus suffisant : il faudra être capable de proposer quelque chose… »
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    Grâce aux travaux de cet universitaire américain, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière…
  • James Kunstler

    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l’attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise…
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    Depuis un certain temps, la société occidentale a déclaré la guerre à la virilité : théorie du genre, féminisme, mondialisme, déracinement. Jack Donovan relève le défi. Il balaie l’échiquier d’un poing rageur. Son projet : détruire cette civilisation pour libérer les hommes afin qu’ils retrouvent leur vraie nature..
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L’éléphant blessé | Par James Howard Kunstler

Le débat de hier soir [dimanche 9 octobre, NdT] soulève des questions intéressantes, telles que celles-ci : est-ce que les Romains auraient choisi Caligula si on leur avait donné la chance de voter ?


Est-ce que le parti républicain peut se remettre de Donald Trump ? Si les caciques du parti « débranchent » Trump, comme certains menacent de le faire (c’est à dire de couper des fonds pour sa campagne), vont-ils partir avec l’eau du bain de toute façon ? Est-ce que les États-Unis sont une nation ou tout simplement le plus grand club de comédie du monde ? Où est l’État profond lorsque vous avez vraiment besoin de lui ?

Cette odeur qui flotte dans l’air est celle des Républicains avec leurs cheveux en feu. Pourtant, la jubilation d’étonnement sur le visage d’Hillary, témoin des sorties de route de son rival, finira par disparaître quand elle discernera l’épave qui l’attend dans le bureau ovale. Pleurez pour votre pays !

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La seule bonne chose qui va sortir de cette élection sordide, c’est la certitude que beaucoup de débris politiques seront balayés après le passage de ce cap décisif. Après les miasmes de l’idiotie et des postures de cette campagne électorale, les dures réalités de notre temps vont émerger et les téléspectateurs vont apprendre dans la douleur qu’il ne s’agit pas seulement d’un autre simple divertissement.

Les autres grandes nations du monde ne se ligueront pas tellement derrière l’Amérique, si Hillary est élue, mais elles tenteront raisonnablement de se protéger de ce taureau fou que sont devenus les États-Unis – alors que les deux candidats en lice veulent commencer la troisième Guerre mondiale avec la Chine [pour Trump ?, NdT] et la Russie, respectivement. Le dernier recours des scélérats dans la version actuelle de la « presse jaune » est de blâmer la Russie pour avoir tenté de se mêler de notre élection. La guerre, les enfants, ce n’est pas pour rire.

Il commence à être trop tard pour démêler toute la confusion semée par cette horrible campagne. A partir de maintenant, il n’est vraiment plus question de laisser retomber la poussière. En arrière-plan de tout cela, il se profile l’épave fumante de la finance mondiale, qui sera le vrai déterminant de ce que le peuple américain aura à faire dans les années à venir. Pendant les semaines de cette distraction électorale, les banques européennes ont eu du mal à cacher leur insolvabilité, tandis que les politiciens de la zone Euro essayent désespérément de colmater les fissures dans ces institutions en cours de désintégration. Peu de gens peuvent dire ce qui se passe réellement dans le système bancaire de la Chine, mais il fait entendre des craquements sinistres difficiles à ignorer. Mais soyez sûrs qu’il en est de même à Wall Street et pour les banques américaines. Le potentiel de démolition des marchés et des devises à travers le monde est extrême en ce moment. Il est peut être seulement question de savoir si cela se produira avant ou après l’élection.

Ensuite, nous verrons ce qui se passera lorsque les institutions financières ne pourront plus se faire confiance. Le commerce va s’arrêter. Les économies vont péricliter. Les prétentions s’évaporeront. Si la situation dérape suffisamment, les étagères des supermarchés vont se vider en trois jours et vous allez vivre une catastrophe comme un ouragan permanent, sans le vent et la pluie. Croyez-moi, ça ne sera pas joli à voir. Hillary, si elle est élue, n’aura pas la chance de nous la rejouer Franklin Delano Roosevelt. Au contraire, elle sera coincée dans le rôle de Herbert Hoover, le retour, qui a présidé une économie réduite à un monte-charge dont le câble est cassé. Attendez-vous à des problèmes avec le dollar américain. Attendez-vous à des décisions « d’urgence ». Attendez-vous aux conséquences imprévues de ces décisions.

S’il y a un résultat exceptionnel à ces « débats », il doit être dans leur échec stupéfiant à rassurer le public américain qu’il peut s’attendre à un leadership efficace devant les difficultés à venir. Il doit y en avoir beaucoup qui, comme moi, se demandent qui émergera des décombres. Je soupçonne que ce sera quelqu’un dont nous n’avons pas entendu parler avant, tout comme Bonaparte était impensable en France en 1792. Nous ne sommes pas tout à fait une nation de clowns, même si ça y ressemble beaucoup ces derniers temps.

James Howard Kunstler
10 octobre 2016
Article original sur Kunstler.com
Traduit par Le Saker Francophone

Note du traducteur :
Pour l'effondrement bancaire, rien n'est moins sûr, car les banques centrales peuvent monétiser les mauvaises dettes et les refinancer à l'infini, tant que les sommes colossales injectées dans le système financier ne partent pas à la recherche de contreparties physiques.
Paradoxalement, l'accumulation de richesses dans les mêmes mains, déjà propriétaires de tous les bien physiques imaginables, permet en quelque sorte de geler ces actifs monétaires. En schématisant à la truelle, cela crée des bulles permettant la concentration des droits de vote dans les multinationales entre ces grosses mains.

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