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Jaugeons la fin du jeu | Par James Howard Kunstler

Tout ce que Hillary avait à faire la semaine dernière, c’était de se montrer et de rester debout sur un podium pendant quatre-vingt dix minutes sans tomber en pâmoison tandis que Donald Trump aboyait et grommelait lors de cette drôle de conférence de presse que nous aimons appeler un «débat».


http://sd.keepcalm-o-matic.co.uk/i/keep-calm-and-shoot-the-fucker-8.pngC’était le mieux que je pouvais faire pour continuer à regarder ce spectacle écœurant. Plus et vous leur auriez balancé votre téléviseur dans les dents, ou peut-être vous leur auriez fait un doigt d’honneur, comme Elvis avait l’habitude d’en faire.

Le tourment de savoir pour qui ou pour quoi voter est devenu insupportable. Je pensais me laisser aller pour le ticket Johnson / Weld, jusqu’à ce que Gary Johnson démontre que l’extrémité avant de son cerveau est manquante. Alep ? [Ce candidat ne savait pas de quoi il retournait, NdT] C’est l’un des Marx Brothers ? Je sens que Jill Stein du Parti Vert est plus une SJW [Social Justice Warrior, extrême-gauche sociétale, NdT] qu’une défenseure de l’écologie, et la dernière chose que je veux pour le reste de l’Amérique c’est de la voir devenir un grand campus universitaire en proie à des menaces et des persécutions sous forme de micro-agressions. Voter pour Trump ? Non, même si vous m’enchaînez au pare-chocs arrière d’une Toyota Landcruiser et que vous me traînez sur plus de 10 km sur des ampoules cassées. Hillary ? Faites en 5 de plus en y ajoutant des clous.

Mais attendez une minute… Voici quelque chose à considérer : une proposition lancé par David McAlvany sur son podcast, la semaine dernière : Pour comprendre l’élection 2016 vous devez penser 2020. L’idée est que le vainqueur de l’élection présidentielle est sûr d’être le plus grand perdant, car l’économie mondiale est en train de s’arrêter, dans le style Long Emergency et le système financier mondial va suivre. Celui qui présidera à ce fiasco à la Maison Blanche va devoir tenir un bâton merdeux pire que celui du vieux Herbert Hoover en 1929.

La partie salutaire de l’histoire est qu’un tel effondrement épique va balayer l’establishment loin du pouvoir. Dans le cas présent, cela signifie discréditer le capitalisme de copinage, les habitués des portes tournantes de l’axe Wall Street / Washington, ainsi que les néo-conservateurs bâtisseurs d’empires militaires attelés à démarrer la troisième guerre mondiale à but lucratif, ainsi que les planificateurs centraux économiques de la Réserve fédérale, dont les ingérences désespérées ont presque détruit les opérations nécessaires à l’économie et le sens de l’argent. Et cerise sur le gâteau, cet effondrement va jeter aux ordures, avec le reste de ce sundae géant de merde, les maoïstes culturels des campus. En bref, votez pour Hillary et laissez l’histoire nous débarrasser du système.

Un vote favorable pour Trump laisserait les méchants précités et autres bousilleurs à l’écart du coup de balai parce que Trump représente soi-disant gratuitement les intérêts du marché libre et, s’il était élu, il serait blâmé pour le cataclysme économique et financier qui est en mouvement depuis deux décennies – et qui a accéléré puissamment sous l’autorité du si chaleureux Obama. Peu importe ce que vous pourrez dire sur les marchés libres, s’ils avaient été autorisés à fonctionner naturellement, beaucoup de bois mort aurait pu sortir de la forêt financière pour permettre aux institutions et aux entreprises défaillantes de tomber et de brûler. Au lieu de cela, ils ont été artificiellement soutenus à tout prix par des plans de sauvetage et autres fraudes comptables. Cela a détruit le fonctionnement cohérent des marchés.

On peut mettre en doute que Hillary représente tellement ce qui a mal tourné dans la vie publique américaine sous le régime des baby-boomers. Le fait qu’elle sera le président le plus ancien à jamais briguer l’investiture, dit beaucoup de choses sur la cupidité sans limites des politiciens issus du baby-boom. Ils ne savent pas quand s’arrêter. C’est le travail de l’Histoire de les arrêter maintenant, la voie de la nature, en les faisant siéger au banquet des conséquences de toute leur cuisine toxique et de leur charlatanisme.

En regardant ces débats de décérébrés, vous avez l’impression que ces gens qui tiennent le manche, y compris les stars des médias tels que les modérateurs de débat, n’ont pas la moindre idée de la tempête économique qui arrive. Ils sont trop occupés à lire les faux bulletins météorologiques envoyés par la Fed et le Bureau US of Labor Statistics [Les statistiques de l’emploi, NdT]. Les deux, Hillary et Trump, semblent croire que nous pouvons retrouver notre chemin vers une économie de style 1962 si l’on fait un gros vœu. Ça n’arrivera pas.

Il y a trop de gens à bord sur la planète et trop peu de ressources pour les garder tous debout. Il est difficile de dire si nous aurions pu réussir la contraction nécessaire, disons, en commençant dans les années 1970 lorsque les données étaient sur la table et qu’un président vraiment honnête (un Jimmy Carter) nous l’expliquait en bon anglais. On l’a viré, élisant Ronald Reagan pour permettre la frénésie finale de l’âge techno-industriel.

Maintenant, c’est aux forces naturelles de jouer – et à leurs cavaliers de l’Apocalypse – et de faire le travail. Alors votons tous pour Hillary et laissons-la se prendre la marée afin que nous puissions passer à autre chose plutôt plus tôt que trop tard et trouver de nouvelles façons de rester civilisés face à l’avenir qui nous attend.

James Howard Kunstler
3 octobre 2016
Article original sur Kunstler.com
Traduit par Le Saker Francophone

Note du Saker Francophone :
On peut objecter à Kunstler que Hillary sera tentée d'utiliser le feu nucléaire pour ne pas assumer cet héritage et que derrière Trump, d'autres forces poussent aussi à une collectivisation à l'échelle mondiale avec cette monnaie mondiale, les DTS, réformée ce 1er octobre. Il rejoint d'ailleurs les analyses de Brandon Smith pour savoir qui va assumer la crise financière à venir, ou déjà là si on a un compte à la Deutsche Bank.

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