• Bienvenue

    A l'origine de Scriptoblog, il y a une conviction : pour nous, la littérature doit parler de la vie et pas de la morale, sauf quand la morale sert la vie. Nous refusons les visions désincarnées, les idéaux ne nous parlent que s'ils parlent du réel. Toutes les rêveries du monde ne remplaceront pas une paire de bottes par temps de neige ou un gilet pare-balles en temps de guerre.

  • Michel Drac

    « Nous approchons d’un moment critique dans l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis longtemps, il devient envisageable qu’en France, un gouvernement de rupture arrive aux affaires, dans quelques années. Dans ces conditions, nous devons changer de point de vue. Critiquer n’est plus suffisant : il faudra être capable de proposer quelque chose… »
  • Carroll Quigley

    Grâce aux travaux de cet universitaire américain, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière…
  • James Kunstler

    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l’attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise…
  • Jack Donovan

    Depuis un certain temps, la société occidentale a déclaré la guerre à la virilité : théorie du genre, féminisme, mondialisme, déracinement. Jack Donovan relève le défi. Il balaie l’échiquier d’un poing rageur. Son projet : détruire cette civilisation pour libérer les hommes afin qu’ils retrouvent leur vraie nature..
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Géopolitique

Oups ! Une guerre mondiale… | Par Dmitry Orlov

Depuis la semaine dernière, je reçois des flux réguliers de courriels exigeant de savoir si une guerre nucléaire totale est sur le point d’éclater entre les États-Unis et la Russie.


Je regarde la situation se développer plus ou moins attentivement, et j’ai offert mon avis, brièvement, un par un, au grand soulagement de quelques personnes. Je vais maintenant essayer de répandre la joie plus largement. En bref, d’une part, un anéantissement nucléaire tous azimuts reste très peu probable, à moins d’un accident. Mais, d’autre part, un tel accident n’est pas impossible, parce que quand on en vient à la politique étrangère américaine, Oups ! semble être le terme opérationnel.

L’une des raisons d’être joyeux, c’est que tout plan d’attaque contre la Russie est appelé à s’embourber dans la bureaucratie. Les plans de bataille sont développés par des militaires du rang au sein de l’establishment militaire américain. Ils doivent être approuvés et transmis dans la chaîne de commandement par des personnes de rang supérieur et enfin signés par les dirigeants du Pentagone et leurs complices politiques civils. Ces élites et les politiciens peuvent être délirants, mégalomaniaques et, par inadvertance, suicidaires, mais les militaires du rang qui développent les plans de bataille sont rarement suicidaires. Si un plan particulier n’a aucune chance imaginable de victoire, mais qu’il est tout à fait susceptible de les conduire eux, leurs familles et leurs amis, à être vaporisés dans une explosion nucléaire, il est peu probable qu’ils le recommandent.

Une autre guerre est la dernière chose que désirent les Russes | Par Dmitry Orlov

Il y a comme un souffle de troisième guerre mondiale dans l’air.


Aux États-Unis, le pays est en mode Guerre froide 2.0, et la rhétorique anti-russe émanant de la campagne d’Hillary Clinton, avec les médias de masse en caisse de résonance, nous ramène au Maccarthyisme et sa menace rouge. Par conséquent beaucoup commencent à penser que l’Armageddon est proche, un échange de feu nucléaire, suivi d’un hiver nucléaire et l’extinction du genre humain. Il semble que de plus en plus d’Américains pensent ainsi. Bonté divine !

La Russie est prête à répondre à toute provocation, mais une autre guerre est la dernière chose que désirent les Russes. Et si vous êtes accro aux nouvelles positives, c’est la seule bonne nouvelle que vous allez entendre.

La programmation des traumatismes | Par James Howard Kunstler

Alors que la nation attend le spectacle horrible du soi-disant débat entre Trump et Clinton dans une campagne électorale moins digne qu’une fosse d’aisance du Tiers-Monde, nous sommes une fois de plus témoins, sous nos yeux, de luttes raciales fabriquées de toutes pièces menées par le New York Times, délibérément équivoque.


Si on lit l’histoire d’aujourd’hui en première page, Ce que nous savons des détails de la fusillade de la police à Charlotte, elle insinue que la police a agi par imprudence dans l’incident. Les faits à Charlotte, en Caroline du Nord, ayant entraîné la mort par balle de Keith Scott Lamont sont ceux-ci : il a été abattu après avoir refusé les ordres répétés à haute voix de laisser tomber une arme à feu. Une arme à feu a été trouvée sur la scène avec ses empreintes digitales dessus et avec un étui de cheville.

Résultats de recherche d'images pour « images charlotte nc violence »

Vladimir Poutine ne perçoit plus les États-Unis comme des « partenaires » | Par Giulietto Chiesa

Octobre 2014 : Le discours de Vladimir Poutine à Sotchi marque un tournant dans les relations internationales.


JPEG - 20.5 koLe président russe a clairement fait comprendre que désormais, il ne perçoit plus les États-Unis comme des « partenaires ». Il ne s’agit pas d’une déclaration de guerre, mais d’un constat : les États-Unis sont en guerre contre le reste du monde. Giulietto Chiesa analyse les conséquences de ce pas en avant.

À Sotchi, en ce mois d’octobre 2014, Vladimir Poutine a remis à plat de façon drastique les rapports entre la Russie et Washington. Un discours bien pensé1; en sous-estimer l’importance serait une grave erreur. Bien plus fort, et à certains moments, dramatiquement limpide par rapport à celui qu’il avait prononcé à Munich en 20072. Au cours de ces 14 années de pouvoir, le président russe n’était jamais allé aussi loin. Et on comprend mieux pourquoi en suivant son raisonnement.

Voyons de quelle remise à plat, ou « Reset », il s’agit. Jusqu’à hier, Poutine était resté « à l’intérieur » du schéma post-Guerre froide. Il y était resté à la fois parce qu’il n’avait pas vraiment le choix, et parce que selon toute probabilité, il croyait à ce schéma qu’il pensait être utile et réaliste. Mais l’idée de le dépasser restait bien présente dans son esprit, à plus ou moins long terme, en bâtissant avec les États-Unis une nouvelle architecture pour la sécurité internationale.

Russie - Turquie, Poutine, le vrai joueur d’échecs | Par Giulietto Chiesa

C’est devenu une mode ces jours-ci de parler de Poutine comme d'un « grand joueur d’échecs ».


C’est effectivement le cas. Mais l’important c’est de voir qui se trouve face à lui. En fait, il n’y a personne. Obama est notoirement hors-jeu. Il s’aventure devant les caméras télé avec l’air contrit de celui qui a reçu une bonne raclée. Et je ne pense pas que la pire soit venue de Poutine, mais plutôt des siens, autrement dit du Pentagone et de Langley, ou encore de ceux qui contrôlent la mégapole électronique de la NSA.

Certaines choses émergent cependant des faits.

1) Une part toujours plus grande de l’opinion publique occidentale a compris que le seul qui se bat vraiment contre « le terrorisme islamique », c’est Poutine.
2) Une part tout aussi importante, ou presque, a compris que la soi-disant « coalition occidentale », au cours de ces quatre dernières années, n’a absolument pas combattu l’État islamique,… mais a plutôt systématiquement bombardé les troupes du gouvernement de Damas.
putin-erdogan-675

Pourquoi diabolisent-ils ainsi Poutine ? | Par Giulietto Chiesa

Nous assistons à une campagne effrenée de diabolisation du président russe Vladimir Poutine.


Beaucoup s’en sont aperçus, tellement elle est flagrante, mais tous n’en comprennent pas les raisons, et ne se rendent pas forcément compte de qui est derrière tout cela.

D’abord, énumérons les faits. Les tout derniers, car cette campagne dure depuis déjà plusieurs années. Depuis que le président russe a compris qu’avec l’Empire, on ne peut que se défendre. Il doit avoir lu le livre d’Arnold Toynbee. Poutine "agresseur" de l’Ukraine. Poutine qui a "annexé" de force la Crimée. Poutine qui a "abattu le Boeing malaisien". Poutine qui a assassiné Anna Politkovskaïa. Poutine qui a tué Boris Nemtsov sur le pont du Kremlin. Et ça continue aujourd’hui avec cette nouvelle vague d’accusations (pas si nouvelle que ça, en fait). Poutine qui a assassiné Alexander Litvinenko avec du Polonium. C’est un juge anglais qui l’affirme, tout en ajoutant le mot "probablement". La richesse infinie de poutine documentée dans un reportage de la BBC sans la moindre preuve, mais qui est repris et amplifié… par un ministre du gouvernement américain et validé par le porte-parole d’Obama. Ce qui revient à lui envoyer le message "on ne discute plus avec toi". Alors que lui s’obstine à les appeler "nos partenaires". Quelle patience !