• Bienvenue

    A l'origine de Scriptoblog, il y a une conviction : pour nous, la littérature doit parler de la vie et pas de la morale, sauf quand la morale sert la vie. Nous refusons les visions désincarnées, les idéaux ne nous parlent que s'ils parlent du réel. Toutes les rêveries du monde ne remplaceront pas une paire de bottes par temps de neige ou un gilet pare-balles en temps de guerre.

  • Michel Drac

    « Nous approchons d’un moment critique dans l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis longtemps, il devient envisageable qu’en France, un gouvernement de rupture arrive aux affaires, dans quelques années. Dans ces conditions, nous devons changer de point de vue. Critiquer n’est plus suffisant : il faudra être capable de proposer quelque chose… »
  • Carroll Quigley

    Grâce aux travaux de cet universitaire américain, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière…
  • James Kunstler

    Avec une grande clairvoyance et une vision pragmatique du monde, Kunstler soutient que le temps de la pensée magique et de l’attente de miracles est révolu et que le temps est venu de commencer à se préparer à une très longue crise…
  • Jack Donovan

    Depuis un certain temps, la société occidentale a déclaré la guerre à la virilité : théorie du genre, féminisme, mondialisme, déracinement. Jack Donovan relève le défi. Il balaie l’échiquier d’un poing rageur. Son projet : détruire cette civilisation pour libérer les hommes afin qu’ils retrouvent leur vraie nature..
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Economie

Sombres dynamiques | Par James Howard Kunstler

Ce dont le monde est témoin, sans y prêter effectivement beaucoup d’attention, c’est la mort de notre économie basée sur la dette : emprunter les moyens de se développer maintenant à un futur qui ne peut déjà plus vraiment le permettre.


https://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/4/4f/The_Dark_Ages_An_Age_of_Light_titlecard.jpgL’illusion que l’avenir sera toujours là pour s’offrir à nous était un héritage de l’ère de l’énergie pas chère. Cette ère a pris fin en 2005. La promesse de base est brisée et avec elle la prémisse de vivre comme nous l’aurions dû. L’énergie disponible aujourd’hui, en particulier le pétrole, n’est plus assez bon marché pour faire fonctionner les économies industrielles conçues pour lui. De quelque façon que vous regardiez cette dynamique, la Modernité va perdre.

Avec le pétrole à moins de $50 le baril et l’essence à moins de $3 le gallon (sur la côte Est), le public pense apparemment que l’histoire du Peak Oil est morte et enterrée. Mais quand il en coûte $75 le baril pour extraire des choses de la terre, des choses qui ne se vendent que $47 le baril, le modèle d’affaires des compagnies pétrolières ne fonctionne plus vraiment. Les compagnies pétrolières travaillant dans le schiste en particulier, ont joué avec ce système en émettant des obligations qui paient des taux d’intérêt relativement élevés dans un climat d’investissement où presque rien d’autre n’offre assez de rendement pour vivre, en particulier pour les fonds de pension et les compagnies d’assurance. Deux petites bosses à la hausse cette année dans le prix du pétrole autour des $50 ont incité à penser que les bons vieux jours des prix élevés du pétrole revenaient, que le secteur pétrolier serait à nouveau rentable.

Les taux d’intérêt négatifs arrivent en Amérique | Par Dmitry Orlov.

Eh bien, cela n’aura pas pris longtemps ! La politique de taux d’intérêt négatifs semble être un cadeau qui continue à donner.

Il y a quelques jours, j’ai écrit en substance, que si la Réserve fédérale veut continuer la fête financière un peu plus longtemps, elle devra continuer à baisser les taux d’intérêt au-dessous de zéro, comme seul moyen de garder les débiteurs fauchés en vie et d’empêcher la gigantesque bulle de dette d’imploser. Et maintenant, nous découvrons que la Réserve fédérale a résolu les obstacles juridiques (comme le Federal Reserve Act) qui l’empêchaient de le faire.

Pour rappel, les taux d’intérêt négatifs sont un moyen de payer les débiteurs pour soutenir leur dette, au lieu de faire défaut sur elle ou de la répudier, empêchant ainsi la pyramide de dette de s’effondrer en emmenant l’ensemble du système financier avec elle. Mais cet effet est temporaire, pour au moins deux raisons.

Les cinq stades de l'effondrement | Par Dmitry Orlov.

 
« Ma spécialité est de réfléchir à — et malheureusement de prédire — l'effondrement. Ma méthode est basée sur la comparaison : j'ai vu l'Union soviétique s'effondrer et, puisque je suis aussi familiarisé avec les détails de la situation aux États-Unis, je peux faire des comparaisons entre ces deux superpuissances défaillantes...

Je suis né et j'ai grandi en Russie, et je suis retourné en Russie à maintes reprises entre la fin des années 1980 et le milieu des années 1990. Cela m'a permis d'acquérir une solide compréhension de la dynamique du processus d'effondrement tandis qu'il se déroulait là-bas. À partir du milieu des années 1990 il était tout à fait clair pour moi que les États-Unis prenaient la même direction générale. Mais je ne pouvais pas encore dire combien de temps le processus prendrait, alors je me suis assis et j'ai regardé.

« Le Leviathan » | Par James Howard Kunstler.

L’image de la situation économique fabriquée par la transe du consensus national n’a jamais été autant hors de tout contact avec la réalité de ma vie.

Aussi les questions que tout le monde devrait se poser, deviennent difficile à aborder. Comment puis-je protéger mes économies ? Pour qui dois-je voter ? Comment puis-je penser l’avenir de mon pays ? L’incohérence règne, en particulier dans les cercles dirigés par ceux qui protègent le statu quo, ce qui comprend les médias officiels qui ont échoué.

La Réserve fédérale s’est transformée en une institution sans visage agissant dans l’ombre pour les objectifs plus que limités d’une claque de nécromanciens et d’astrologues, dirigée par un grand vizir, bien en vue du public, semblant guider un bateau économique gigantesque qui a, en fait, perdu son gouvernail et se trouve à la dérive dans un gigantesque tourbillon.

Depuis plus d’un an, le sort de la nation est accroché à la décision de la Fed de relever ou non ses taux d’intérêt de référence d’un quart de point. Ils en parlent sans cesse, et la foule des observateurs des marchés financiers doit donc sans cesse aborder ce sujet et ce bavardage sert lui-même à éviter la nécessité d’une action réelle sur cette question. La Fed arrive à influencer les marchés sans jamais avoir à faire quoi que ce soit. Et surtout elle a travaillé pour produire le mythe d’une économie avancée qui fonctionne magnifiquement bien à l’avantage du bien commun.


Youpi ! Ce maudit Kraken bat en retraite ! HOURRA !

Les taux négatifs annulés ! | Par Dmitry Orlov.

A peine avais-je publié mon article sur le besoin urgent de taux d’intérêt négatifs, que ces embouchés de la Réserve fédérale commençaient à psalmodier à l’unisson sur la nécessité de normaliser les taux.

Normal, pensez vous, signifie un taux d’intérêt positif, pas négatif à l’opposé de ce que j’avais facétieusement recommandé. Pour citer l’inimitable Lee Camp, « cela signifie donc, si je parle simplement de quelque chose, que c’est annulé ? »

Il faisait allusion au sondage à la sortie des urnes des primaires démocrates, qui a été annulé dès qu’ils ont souligné la très grande différence entre les sondages de sortie et les résultats officiels, prouvant que les machines de vote sont piratées pour favoriser Hillary Clinton. Par gentillesse pour ceux d’entre vous un peu lents à la détente, cela signifie ceci : si vous votez dans la primaire démocrate, et que vous votez pour Bernie Sanders, alors félicitations, vous avez simplement voté pour Hillary ! Et vous ne saurez jamais la vérité parce que l’appareil du parti démocrate est si merveilleusement opaque. J’aurais pu dire corrompu au lieu de opaque, mais opaque sonne plus poétique.

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Janet Yellen, présidente de la Fed.

Le delta des taux d’intérêt négatifs | Par Dmitry Orlov.

Si on revient au début des années 1980, l’économie américaine a fait l’expérience d’une stagflation : une économie stagnante et une monnaie augmentée artificiellement.

Paul Volcker, qui était à l’époque président de la Réserve fédérale, a franchi une étape décisive et a relevé fortement à 18 % le taux des fonds fédéraux, qui détermine le taux auquel la plupart des autres acteurs économiques arrivent à emprunter, gelant l’inflation. Ce fut une étape audacieuse, non sans conséquences négatives, mais il l’a fait pour maintenir l’inflation sous contrôle et, après un certain temps, l’économie américaine a arrêté sa stagnation. Eh bien, en fait, pas tout à fait...

Les salaires n’ont pas cessé de stagner ; ils stagnent toujours depuis lors. Mais la fortune du 1 % des Américains les plus riches s’est certainement bien améliorée ! De plus, l’économie américaine a progressé un peu depuis cette époque. Bien sûr, une grande partie de cette croissance provient des déficits structurels stupéfiants et d’une explosion de l’endettement à tous les niveaux, mais, et alors ? Bien sûr, la dette nationale a grimpé de façon exponentielle et le passif non capitalisé du gouvernement est maintenant de plus de 200 mille milliards de dollars, mais tout est OK. Vous avez juste à aimer la dette. Répétez après moi : « La dette, c’est bon ! » Parce que si tout le monde devait commencer à penser que la dette est mauvaise, alors l’ensemble du château de cartes financier imploserait et on se retrouverait en slip.