Actualité du Retour aux Sources

Written on 25/03/2013, 18:32 by L'équipe Retour aux Sources
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MZ n°144 - La gauche dans tous ses états - En écoute ICI

Vendredi 17 mai, Méridien Zéro s'est penché sur l'état calamiteux de ce que l'on peut encore difficilement appeler "la gauche" et notamment l'équipe haute en couleurs au pouvoir actuellement.

A la barre Jean-Louis Roumégace accompagné de Maurice Gendre, Adrien Abauzit et Ulysse Girard.

A la technique, lord Igor.

Pour écouter, c'est ICI

MZ144

 

 

Sociale-traîtrise quand tu nous tiens

Article publié dans l'Action Française du 2 au 15 mai 2013

Par Adrien Abauzit

Le constat est tellement évident que nous avons presque honte de le dire : le PS est depuis le « tournant de la rigueur » (1983), un parti qui travaille officiellement pour les intérêts de l'oligarchie financière.

Une fois revenu au pouvoir, il était donc annoncé qu'il trahisse à nouveau la France. En témoigne son travail depuis onze mois : adoption du TSCG, validation du MES, énième ralliement au libre-échange via le rapport Gallois et avortement du Glass-Steagall Act tant promis. N'oublions pas non plus le marché transatlantique, prévu de longue date, contre lequel le PS, évidemment, omettra de mettre son véto le moment venu.

A côté de tout cela, sur la base de l'Accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013, le PS nous prépare, dans sa réforme prochaine du droit du travail, un clou du spectacle auquel nous ne voulions croire : le détricotage en douce du CDI.

Ce qu'est le CDI et ce qu'il va en rester

Un CDI est un contrat de travail qui offre deux garanties au salarié. Un, le contrat de travail ne peut être régulièrement rompu qu'en cas de cause réelle et sérieuse de licenciement. Deux, l'employeur ne peut modifier unilatéralement le salaire, le temps de travail, la qualification et le lieu de travail du salarié.

Grâce à ces deux garanties, le salarié dispose d'instruments qui lui permettent de défendre ses conditions de travail contre l'employeur malveillant. Autrement dit, les abus de l'employeur sont soit empêchés, soit sanctionnés en justice le cas échéant. A cet égard, la jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de cassation, globalement favorable au salarié, veille à ce que le CDI reste un « donjon », c'est-à-dire que sans l'accord du salarié, son contrat de travail reste inchangé.

Pour démonter cette jurisprudence, Hollande, comme à son habitude, finasse. Une loi dont l'article 1er serait : « les garanties offertes par le CDI sont abolies » ferait mauvais genre, puisqu'officiellement François Hollande est de gauche et que le souvenir du CPE est toujours dans les têtes. Hollande a donc préféré laisser les syndicats et le MEDEF conclure un accord ; un accord écrit en novlangue suffisamment complexe de technique juridique pour que le quidam moyen soit circonvenu.

Parmi les nombreux points de la réforme, deux se distinguent par leur importance : les accords de maintien dans l'emploi et la négociation sur la mobilité interne.

L'accord de maintien dans l'emploi est un accord d'entreprise qu'il sera possible de conclure en cas de difficultés financières de l'entreprise. L'accord permettra à l'employeur de trouver « un nouvel équilibre global dans la répartition salaire/temps de travail/emploi ». Traduction : l'employeur pourra augmenter le temps de travail du salarié et baisser son salaire, s'il s'engage en contrepartie à ne pas le licencier. Si le salarié refuse de se plier à l'accord, il sera licencié et la cause réelle et sérieuse de son licenciement sera attestée par l'existence même de l'accord. En résumé, l'employeur pourra licencier sans véritable cause réelle et sérieuse et il sera libre de modifier la rémunération et le temps de travail contractuellement prévus.

La négociation sur la mobilité interne permettra à l'employeur de muter le salarié aux quatre coins de la France sans lui demander son avis. En cas de refus du salarié, il sera licencié et la cause réelle et sérieuse de son licenciement sera réputée. Là encore, l'employeur licenciera en l'absence de véritable cause réelle et sérieuse. Quant au secteur géographique dans lequel le salarié s'était engagé à travailler lors de la conclusion de son contrat de travail, il n'existera plus.

La modification unilatérale de la rémunération, du temps de travail et du lieu de travail, ainsi que la création de causes réelles et sérieuses de licenciement artificielles nous font aboutir à la conclusion suivante : du CDI, ne restera que des lambeaux.

Apportons un bémol. Les mesures précitées ne pourront se faire qu'en cas d'accord d'entreprise. Ainsi, les PME, désert syndical oblige, en seront exclues de facto. Leurs salariés peuvent respirer.

Des syndicats aux ordres du Système

Ne nous attardons pas sur les syndicats signataires de l'ANI, à savoir la CGC, la CFDT et la CFTC : par leur simple signature, ils ont démontré leur obéissance aux ordres de l'oligarchie financière.

Intéressons-nous d'avantage aux syndicats qui officiellement protestent contre la réforme, c'est-à-dire la CGT et FO. Notons qu'ils n'ont absolument aucune légitimité pour critiquer le gouvernement puisqu'ils ont appelé à voter pour François Hollande. Ils sont donc les complices des estocades portées contre le CDI.

Rappelons-nous ensuite le printemps 2006. En pleine rivalité Villepin-Sarkozy, nous vîmes tous les syndicats manifester et bloquer les services publics pour demander l'abrogation du fameux CPE. Ce contrat consistait en ceci : allonger la période d'essai à deux ans et supprimer la procédure de licenciement (et non le motif de licenciement).

Le dispositif du CPE, réservé aux moins de 26 ans, ne s'attaquait pas à la substance du CDI que sont les deux garanties précitées. Il était donc nettement moins attentatoire aux droits des salariés que les accords pour le maintien dans l'emploi et la négociation sur la mobilité interne.

Logiquement, on pourrait s'attendre à ce que les syndicats bloquent une nouvelle fois la France. Mais au lieu de cela, la CGT et FO ne font que des manifestations on ne peut plus classiques, soit des manifestations absolument inoffensives pour le pouvoir.

Moralité ? Les syndicats savent d'instinct ce que le Système attend d'eux, ce qu'il leur autorise à faire. Il est déjà écrit qu'ils se plieront aux injonctions du Système. Et pour cause : leur financement provient essentiellement de subventions publiques et de la Confédération européenne des syndicats, elle-même sous perfusion financière de la Commission européenne.

Sociale-traîtrise, quand tu nous tiens...

 

Bashung

Madame rêve

 

 

Sommes-nous

 

Bat for lashes - Daniel

 

 

Le nouveau piège à cons de Mélenchon : la VIe République

Par Adrien Abauzit

Mélenchon s’est attaqué, dans son discours du 5 mai, à la Ve République, qualifiée par lui de « monarchie verticale qui permet à la finance d’étendre ses tentacules ». Ringard. Mitterrand nous a déjà fait le coup en 1964 dans l’essai politique le plus hypocrite de l’Histoire de France, quoique bien écrit, Le Coup d’État permanent.
Il s’agit, chez les hommes de gauche, d’un piège à cons invoqué à intervalles réguliers : quand la gauche n’a pas le courage de s’attaquer au capital, ce qui est en théorie son travail, elle s’en prend aux institutions. Il est vrai qu’il est plus facile de faire voter des parlementaires serviles au Congrès que de modifier la répartition des richesses entre le capital et le travail.
Mélenchon, pour reprendre un mot de Marx, ne fait que mettre des claques à une grand-mère. En effet, compte tenu des dépouillements de souveraineté prévus dans les traités européens, les institutions nationales ne sont plus responsables de grand-chose.
Politique de la dette, politique monétaire, commerciale, industrielle, budgétaire et agricole, pour ne citer qu’elles, sont directement dictées par les divers traités européens, traités dont d’ailleurs notre opposant en carton-pâte ne propose pas la dénonciation. Et qu’importe si les institutions européennes reposent sur la négation du suffrage universel et la négation de la séparation des pouvoirs.
Là où Mélenchon se fout royalement de la gueule du monde — et de celle de ses électeurs en premier lieu —, c’est lorsqu’il accuse les institutions nationales d’être propices au règne de la finance, alors que la finance n’a pu exploser en Europe que grâce au tremplin du droit européen. Nous visons en particulier la liberté de circulation des capitaux, prévue dès le traité de Rome (1957) et mise en place par l’Acte unique (1986) et la privatisation de la création monétaire (art. 104 du traité de Maastricht). Bizarrement, l’ami Mélenchon ne propose pas de sortir de l’UE. Bref, comme pourfendeur du système, on a rêvé mieux.
Faisons preuve cependant d’imagination.
Imaginons que nous soyons dans une belle République parlementaire, avec un président dépourvu de pouvoir et un Premier ministre rendant réellement des comptes au Parlement.
Qu’est-ce que cela changerait à nos malheurs ? Réponse : strictement rien.
Le droit européen continuerait de nous imposer le libre-échange, la liberté de circulation des capitaux, l’interdiction de monétisation de la dette et le Deutsche Mark (que d’aucuns appellent l’euro), soit les principaux facteurs responsables de notre chômage, de notre dette, de la compression des salaires et du renchérissement du coût de la vie.
Ajoutons que les banques, les fonds de pension et les hedge funds ne seraient pas non plus empêchés de spéculer sur notre dette ainsi que sur les matières premières et les produits dérivés.
En résumé, la stratégie de diversion de Mélenchon est intégralement du flan. Peut-être est-ce là un clin d’œil à celui dont il a contribué à l’élection, il y a à peine un an.

Face à la dette, vive la banqueroute partielle !

Par Adrien Abauzit

Interrogé par Jean-Luc Mélenchon sur les moyens de résorber la dette, Jacques Attali en cita trois : la guerre, l’inflation et la croissance. Mélenchon acquiesça. Ce faisant, il omit de citer un dernier moyen : la banqueroute partielle.
Mélenchon, ce soir-là, eut tout de même le mérite d’affirmer que notre dette n’était pas remboursable. Attali ne le contredit pas. Et pour cause : la France n’arrive pas à rembourser les intérêts de sa dette, alors ne parlons pas du capital.
Piqûre de rappel : la dette publique française est le résultat d’un jeu d’écriture, débuté par la réforme bancaire de 1973 et achevé par l’article 114 du traité de Maastricht, qui a obligé l’État à emprunter sur les marchés avec intérêts, ce dont il se dispensait auparavant puisque, par divers mécanismes, dont celui des avances de la Banque de France, il pouvait s’endetter à taux zéro. Au titre des seuls intérêts de la dette, l’État donne chaque année à l’oligarchie financière la somme de 50 milliards d’euros, c’est-à-dire, en gros, la totalité des recettes de l’impôt sur le revenu.
Alors, que faire de cette dette irremboursable et frauduleuse ? Soit nous essayons de la rembourser au prix de sacrifices sociaux gigantesques et crevons la gueule ouverte, soit nous prenons exemple sur Sully, l’Abbé Terray (contrôleur général des finances de Louis XV) et Dominique Ramel (ministre des Finances du Directoire) et choisissons de ne pas la rembourser. La dévaluation entreprise par Poincaré en 1928 est aussi, à sa façon, une sorte de banqueroute partielle.
Notons que la banqueroute partielle est la voie la moins douloureuse pour le peuple puisque seule l’oligarchie financière serait perdante. Parmi les investisseurs institutionnels, seules les assurances-vie françaises devraient être remboursées, car elles assurent un complément de retraite à de nombreux retraités.
Divers chiens de garde nous diront que la banqueroute est impossible car plus personne ne voudra prêter à l’État français : c’est précisément là que nous attendions nos contradicteurs.
Un, la France n’a pas à s’excuser de refuser de rembourser une dette illégitime, car d’origine frauduleuse. Deux, la France n’a pas besoin des marchés pour assurer le financement de son déficit : sa banque centrale pourrait y parvenir sans aucune difficulté si les traités européens ne l’interdisaient pas.
Nos chiens de gardes reviendront alors à la charge : si la banque centrale prêtait à l’État à taux zéro, cela créerait un surcroît d’inflation. Cet argument est parfaitement faux.
L’inflation, d’une part, serait moins élevée que dans le système actuel puisque aucune monnaie ne se serait créée pour couvrir des intérêts et, d’autre part, on pourrait l’annexer aux salaires et aux retraites, afin de la rendre indolore quand elle ne serait pas profitable aux ménages.
Si la France agissait de la sorte, après quelques cris d’indignations des domestiques de l’oligarchie financière, les États européens qui ont la corde au cou, c’est-à-dire quasi tous, s’empresseraient d’appliquer la salvatrice jurisprudence. Gageons que les États-Unis ne tarderaient pas, eux non plus, à nous suivre sur cette voie. Face au fait accompli, comme toujours dans l’Histoire, les contestataires rentreraient vite dans le rang et l’on n’en parlerait plus. Les banqueroutes précédentes de l’Histoire de France en attestent : qui se souvient d’elles ?
Mais nous l’avons dit, ce plan n’est ni envisagé par nos dirigeants, ni juridiquement permis par les traités européens.
Bref, nous faisons une fois de plus le même constat : l’UMPS doit dégager et l’Union européenne disparaître.

 

Pourquoi il est urgent que l'UMP disparaisse

Par Adrien Abauzit

À une époque où le trône de l’Élysée est occupé par François Hollande, on peut se demander pourquoi la disparition de l’UMP est plus vitale pour la France que celle du PS.
Le fait est que, depuis plusieurs semaines maintenant, a émergé un mouvement de contestation populaire, dont l’opinion catholique est la base et dont la liquidation du libéralisme-libertaire hérité de Mai 68 est la cible.
Ce mouvement doit aboutir à terme à la reconfiguration de la droite. Or, il existe un parti classé à droite du nom d’UMP. Et ce parti, malgré un discours parfois juste, se rallie toujours dans les faits aux modes funestes du moment : européisme, mondialisme et immigrationnisme.
Rappelons que l’UMP est le parti qui a fait entrer le plus d’immigrés en France, culminant à plus de 200.000 immigrés légaux par an sous l’ère Sarkozy, soit 50.000 de plus chaque année que sous l’ère Jospin.
Rappelons le vote du traité de Lisbonne contre la volonté et le vote du peuple français, qui nous priva d’une chance historique de nous émanciper de Bruxelles.
L’UMP roule pour le mondialisme et, une fois au pouvoir, ne diffère en rien de la gauche. Le mariage gay ? Certes, on a trouvé des députés y étant hostiles. Mais n’oublions pas que l’UMP ne s’est engagée dans la lutte que très tardivement, une fois le succès du mouvement vérifié. En outre, n’oublions pas que, durant la campagne présidentielle, aucune voix importante de l’UMP, pas même Sarkozy, n’a mis au centre du débat le mariage gay. De quoi se poser quelques questions.
Il est patent que l’UMP, par son hégémonie dans les institutions et sa tartuferie, est un verrou à l’émergence d’une droite nouvelle. L’UMP est soumise à l’Union européenne, l’OTAN et au politiquement correct teinté de bobocratie.
N’en déplaise à ses ténors, l’UMP est libérale-libertaire ou disons-le plus simplement : l’UMP est de gauche.
Il est donc temps que l’UMP disparaisse. Avec la mutation annoncée de la droite, une chance historique se présente à la France. Ne laissons pas l’UMP l’enterrer. Ne laissons plus le peuple de droite se faire circonvenir par l’UMP comme celui de gauche se fait circonvenir par le PS.
Aux élections municipales et européennes de 2014, la pire des choses sera de voter UMP.

 

La scène qui dit (presque) tout

Scène du Lincoln Monument tirée du film Nixon (Oliver Stone)

 

 

Méridien Zéro n°142 - La colère qui gronde. En écoute ICI

Le vendredi 26 avril, Méridien Zéro vous a proposé un panorama actu largement consacré à la situation française et tout spécialement au foisonnement d'évènements entourant la loi sur le mariage homo.

A la barre, le Lt Sturm accompagné de Maurice Gendre, Monsieur K et Adrien Abauzit.

Lord Igor à la technique.

Pour écouter l'émission...c'est ICI

 

 

MZ142

 

Dominique A

Par les lueurs

 

Immortels

 

 

 Le courage des oiseaux

 

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